Randonnées dans le sud de l’Islande

L’Islande, cette petite île, ce si petit pays, on en parle de plus en plus depuis ces 5 dernières années. Il faut dire qu’elle a fait beaucoup parler d’elle en Avril 2010, lorsque son volcan Eyjafjöll situé sous le sixième plus grand et célèbre glacier Eyjafjallajökull (78 Km2) a complètement paralysé le trafic aérien européen.

Et bien j’ai eu la chance de m’y rendre en fin d’année 2016 pour un road trip en amoureux dans le sud ouest pendant une dizaine de jours.

Je vais donc ici vous détailler un peu notre parcours et vous donner quelques astuces pour réussir vous aussi votre séjour et réaliser de belles randonnées dans ce si beau pays.

Mais avant toute chose, et avant de partir randonner en Islande, je vous conseille de consulter le site islandais SafeTravel.is qui vous fournira des informations très utiles pour rester en toute sécurité dans ce pays aussi sauvage que magnifique.

Où est située l’Islande ?

L’Islande est une petite île volcanique située dans l’océan Atlantique Nord entre la Norvège et le Groenland. Elle possède une superficie de 103 000 Km2, soit environ 1/5 de celle de la France, avec une population de seulement 340 000 habitants. Mais l’Islande est surtout connue pour son activité volcanique intense, puisqu’elle est située directement sur la dorsale médio-atlantique, zone de tectonique des plaques nord-américaine et eurasienne. La majorité de ses volcans est recouverte par d’immenses glaciers dont le plus grand est le Vatnajökull. L’Islande est recouverte à 11% de sa superficie par des glaciers ce qui en fait un territoire aux paysages sauvages et grandioses que nous avons adoré parcourir.

Quand partir en Islande ?

Vous souhaitez découvrir l’Islande mais vous vous demandez à quelle saison y partir ? Et bien tout dépend de ce que vous recherchez.

Un été en Islande ?

L’été en Islande, les températures sont douces, et oscillent entre 10 et 20°C environ, avec cependant des changements de météo souvent brusques. De grosses averses soudaines peuvent survenir à tout moment notamment dans le sud de l’île, accompagnées de rafales de vent qui peuvent accentuer les sensations de froid. Prévoyez donc une tenue adaptée à ces changements de météo, en privilégiant des pantalons, chaussures et vestes imperméables de qualité. Habillez vous chaudement en dessous, le système 3 couches avec un bon pull ou une polaire fera parfaitement l’affaire sur un tee-shirt et/ou un sous pull à manches longues.

A partir du printemps, la neige dans les terres se met à fondre et les routes intérieures, bloquées l’hiver, se ré-ouvrent petit à petit. Les infrastructures touristiques et la plupart des campings ouvrent à nouveau leurs portes pour entamer la saison la plus touristique de l’île qui va durer jusqu’au début de l’hiver. La capacité d’accueil touristique étant encore limitée à l’heure où j’écris et le nombre de touristes augmentant chaque année, je vous conseille vivement de réserver à l’avance vos hébergements et surtout de ne pas attendre la dernière minute. Les prix en pleine saison peuvent rapidement exploser à mesure que vous vous écarterez de la capitale. Si par contre vous optez pour le camping, vous serez plus tranquille pour trouver de la place, car il y en a partout dans l’île. Je vous conseille d’ailleurs de consulter le site internet Tjalda.is pour identifier les emplacements disponibles sur votre parcours.

L’Islande étant située juste en dessous du cercle polaire arctique, à partir de fin Mai, et ce pendant environ 3 mois autour du solstice d’été (21 Juin), le soleil en Islande se couche après minuit et se lève quelques heures plus tard. Ce faisant, il ne fait donc jamais nuit pendant cette période et vous bénéficiez alors d’une clarté 24h/24h. C’est l’occasion d’admirer le soleil de minuit ! Ou bien de faire d’interminables randonnées sans vous soucier de la tombée de la nuit. Le rêve non ?! L’été est en effet une période à privilégier pour les randonnées et l’observation de la faune.

Par exemple, si vous partez en Islande entre le mois d’Avril et le mois d’août, vous aurez la possibilité d’observer les célèbres macareux pendant leur période de reproduction. Les îles Westmann, situées au sud de l’Islande, en font d’ailleurs un site privilégié pour l’observation de ces jolis petits oiseaux connus pour leurs becs aux couleurs flamboyantes. Nous sommes allés en Islande en dehors de cette période, donc je n’ai malheureusement aucun retour d’expérience à vous faire à ce sujet.

La période estivale est également propice à l’observation des baleines. Le spot le plus connu se situe au nord de l’île, à Akureyri. Des départs en bateau ont lieu toute la journée et c’est là bas que vous aurez probablement le plus de chance de faire connaissance avec l’un des plus gros mammifères de la planète : la baleine à bosses. Mais aussi bien d’autres de ses cousins (dauphins, baleines bleues, orques, marsouins…) Nous avons eu l’occasion de faire une sortie en mer depuis la capitale Reykjavik à la fin de notre séjour et avons eu la chance d’observer ceux de la photo postée ci-dessous :

Un hiver en Islande ?

A partir du 15 septembre, la plupart des campings et des hôtels ferment leur porte jusqu’à la saison suivante. Il devient alors beaucoup plus difficile en dehors de la capitale Reykjavik de trouver des hébergements. Les températures commencent à chuter, et la neige à tomber dès la fin septembre. Les routes intérieures ferment alors progressivement et il devient très difficile de circuler en dehors de la route circulaire principale.

Pourtant, la venue de l’hiver ne doit pas vous faire renoncer à découvrir l’Islande pendant ses mois les plus froids. En effet, malgré sa situation géographique, les températures ne sont pas aussi glaciales qu’on pourrait s’y attendre. Grâce aux effets du Gulf Stream qui balaie le sud et ouest de l’île, les côtes islandaises bénéficient du climat océanique, et tandis que les températures peuvent chuter jusqu’à -15 à -20°C dans l’intérieur des terres, le climat dans la capitale est rarement plus froid qu’à Paris, voire même souvent plus doux. Par ailleurs, à la fin du mois d’août et ce jusqu’à la fin du mois de mars, les soirées et les nuits seront pour vous l’occasion d’admirer un spectacle que vous n’aurez sans doute jamais l’occasion de voir 2 fois dans votre vie : les aurores boréales !

Partez chasser les aurores boréales !

Dans notre cas, nous n’avons pas eu beaucoup de chance pendant notre séjour puisque pendant notre semaine en Islande, le ciel est resté chargé de nuages. Nous avons réussi à apercevoir quelques petites aurores boréales durant notre toute première soirée, mais ensuite terminé ! A notre plus grande déception… Mais les beautés de l’Islande, nous ont rapidement fait oublier cette petite déconvenue.

D’ailleurs, pour prévoir l’activité des aurores boréales en Islande, et mettre un peu plus de chance de votre côté pour réussir à observer ce magnifique phénomène, les islandais ont leur propre site de météo des aurores. Je vous conseille donc de consulter le site internet Aurora Forecast. Les prévisions sont basées sur un croisement des informations de l’activité solaire et de la météo atmosphérique. Ainsi en fonction de la masse nuageuse à différentes altitudes et de l’activité solaire en cours et à venir dans les prochains jours, le site fournit un degré de prévision des observations des aurores boréales compris sur une échelle de 0 à 9.

Si ce degré est à 0 et que le ciel est complètement dégagé, je vous conseille de rester bien au chaud. Par contre si ce degré est situé entre 4 et 9, et que le ciel est plutôt clair, alors habillez vous de vos affaires les plus chaudes. Et sortez vite observer le ciel dès que la nuit sera complètement tombée. Vous aurez alors sans doute la chance d’observer une aurore boréale, ou au pire un ciel plein d’étoiles. Et même si le site annonce une masse nuageuse importante au dessus de votre localisation, tentez quand même votre chance, on ne sait jamais ! Vous ne viendrez peut être jamais 2 fois en Islande.

L’application est même disponible en téléchargement sur votre smartphone, alors chargez la vite avant de partir en Islande sur votre téléphone et entraînez vous à l’utiliser pour être fin prêt à sortir le soir quand le moment sera venu. Un dernier conseil, éloignez vous un maximum des villes et des sources lumineuses, car les aurores boréales sont mieux visibles et magnifiques si le ciel est complètement noir. Pour ma part, j’ai eu une seule fois l’occasion d’en observer alors que je ne m’y attendais même pas. C’était il y a quelques années au Canada juste au dessus de la frontière américaine et en plein mois de Juin. Je n’oublierai jamais cette nuit magique !

Où randonner dans le sud de l’Islande ?

L’Islande est un véritable paradis si vous aimez la randonnée. Ce pays offre des paysages et des reliefs que vous ne retrouverez nulle part ailleurs. A partir du mois de juin, lorsque la neige a complètement fondu dans les terres, les parcs nationaux redeviennent accessibles par les routes intérieures, et c’est l’occasion d’enfiler vos plus fidèles et robustes chaussures de randonnée. Je dis robustes, car n’oubliez pas que cette île est volcanique. Attendez vous donc à emprunter à certains endroits des sentiers recouverts de roches basaltiques aussi tranchantes que des rasoirs. Les semelles de vos chaussures de randonnée doivent donc être adaptées à ce type de terrain.

1) Randonner au Landmannalaugar

S’il y a bien un endroit que vous ne devez manquer sous aucun prétexte en Islande, c’est bien le Landmannalaugar situé au centre sud de l’île. Il s’agit d’un massif montagneux volcanique où s’entremêlent des paysages spectaculaires, notamment au Brennisteinsalda. Les couleurs ocres, jaune pale, argentées se mêlent au noir profond de la cendre volcanique et au bleu laiteux des lacs disséminés dans ce paysage lunaire. Nous y avons passé une journée juste avant la fin de la saison, et avons effectué une petite randonnée autour du Graenagil et du Brennisteinsalda. Voici un exemple de paysages que vous ne devrez absolument pas rater si vous partez en Islande :

Mais il n’y a pas trente six moyens de se rendre au Landmannalaugar. Son refuge est le point de départ des principales randonnées et des treks de ce massif. Le plus connu étant le Laugavegur qui relie le Landmannalaugar à Thorsmörk en 55 km. Le Landmannalaugar est enclavé à l’intérieur des terres, il faut emprunter un très long sentier cahoteux et traverser une succession de gués ; un 4×4 est donc indispensable ! Nous avons fait le choix d’effectuer ce trajet périlleux dans l’un des bus typiques d’Islande aux roues surdimensionnées, depuis le village d’Hella situé à 1h30 de Reykjavik avec la compagnie Trex. Notre voyage a duré exactement 2h30. Après une petite heure assez tranquille sur une route asphaltée, la suite de notre voyage a changé radicalement dès lors que notre bus s’est engagé sur une route caillouteuse rejoignant le campement du Landmannalaugar.

Si vous effectuez une randonnée au Landmannalaugar, prévoyez des vêtements chauds et surtout imperméables, car la météo peut très vite évoluer, et le refuge ne dispose pas véritablement d’un abri pour s’abriter du froid, en attendant le prochain départ de bus. Des toilettes et des douches payants sont disponibles sur place, mais vous n’aurez pas la possibilité de vous réchauffer à la machine à café, car il n’y en a tout simplement pas ! Le refuge est sommaire si l’on vient juste pour la journée, et après une longue randonnée, on peut facilement devoir attendre plusieurs heures dans le froid. Une option alléchante s’offre cependant à vous pour vous réchauffer ; le campement est situé au pied d’une petite rivière d’eau chaude, et un « hotspot » est aménagé pour s’y prélasser, le tout gratuitement. Mais avant de vous jeter à l’eau il faudra probablement que vous affrontiez le vent glacial venu des montagnes.

2) Randonner autour du lagon du Jökulsárlón

Situé à 4H30 de route depuis Reykjavik, au sud de l’Islande, Jökulsárlón est un lagon en aval du plus grand glacier de l’île, le Vatnajökull. Avec ses 260 mètres, c’est aussi le lac le plus profond d’Islande. Cet endroit est connu pour la beauté des icebergs décrochés du glacier et dérivant jusqu’à la mer. On peut y observer d’immenses blocs de glace d’un bleu pur lasuré de cendre volcanique noire qui flottent à la surface de l’eau. Un lieu à couper le souffle quand on y arrive pour la toute première fois tellement cet endroit est irréel. Et si vous avez un peu de chance, vous pourrez peut être même y apercevoir un phoque pointer le bout de son nez…

C’est aussi un bon point de départ pour de nombreux itinéraires de randonnées allant de 1 ou 2 Km autour du lagon jusqu’à une vingtaine en passant par les 2 autres lagons plus à l’ouest et moins connus le Fjallsárlón et le Breiðárlón. Pour les itinéraires, je vous conseille de consulter le site Wikiloc qui fournit plusieurs parcours intéressants.

3) Randonner sur la langue glaciaire du Sólheimajökull

Comme déjà dit plus haut, l’Islande est « Le » pays des glaciers. Une chose donc à ne surtout pas manquer pendant votre séjour est de randonner sur l’un d’entre eux à l’occasion d’une excursion guidée avec un organisme spécialisé et local.

En effet, à moins d’être un expert en la matière, il ne faut surtout pas prendre à la légère la randonnée sur glacier, qui coûte régulièrement la vie de touristes imprudents. Marcher sur un glacier demande d’être au minimum équipé de crampons métalliques sous vos semelles, d’un piolet pour vous assurer, voire même d’être encordé dans certains passages délicats. D’autre part, un glacier est constitué de nombreuses crevasses, et peut être l’objet de rupture de pont de neige et de chute de blocs de glace plus connus sous le terme « chute de séracs ». Il est donc facile de chuter sur un glacier puis de tomber dans l’un des ses nombreux pièges.

Pourtant à l’apparence parfaitement immobile, un glacier est en perpétuel mouvement. Sous l’effet de son propre poids, Il peut même avancer de plusieurs dizaines de mètres par jour selon les saisons et les endroits. Un glacier est formé de l’accumulation successive des chutes de neige tombées chaque hiver au cours des dizaines voire des centaines d’années précédentes. Au gré des saisons donc, la pression en profondeur est devenue si énorme, que celle-ci a fini par totalement combler les vides et chasser les bulles d’air à l’intérieur des couches de glace les plus profondes. Dans cette glace compacte, seules les longueurs d’onde courtes (bleu) de la lumière du soleil ne sont pas absorbées. C’est pourquoi un glacier révèle des reflets bleu turquoise des plus magnifiques lorsque les rayons du soleil l’illuminent.

Pour notre excursion sur glacier dans le sud de l’Islande, nous avons choisi l’organisme Extreme Iceland. Pour une centaine d’euros, cet organisme vous emmène marcher sur la langue glaciaire du Sólheimajökull située à seulement 2 heures de la capitale Reykjavik.

Après nous avoir équipés de crampons, casques et piolets, notre guide nous a emmené, avec un petit groupe d’une dizaine de personnes, marcher sur cette partie aval du glacier plus imposant Myrdalsjokull. Il nous a expliqué l’histoire, la géologie et la topologie de cette langue glaciaire facilement accessible depuis la route circulaire. Le Sólheimajökull a d’ailleurs été rendu célèbre suite à la diffusion du documentaire Chasing Ice réalisé par l’américain Jeff Orlowski en 2012. Dans ce reportage que je vous conseille vivement de regarder, le cinéaste dénonce les conséquences du réchauffement climatique sur la fonte des glaciers du Groenland, de l’Amérique et de l’Islande en s’intéressant notamment au recul accéléré du glacier Sólheimajökull depuis ces dix dernières années. On comprend mieux à travers ce documentaire la fragilité de ces monstres de glace qui pourraient bien un jour complètement disparaître si nous continuons à polluer à ce rythme notre petite petite planète bleue…

4) Randonner dans le parc national du Skaftafell

Situé au sud du plus gros glacier d’Islande, le Vatnajökull, juste en bordure de la route circulaire, le parc national du Skaftafell est le second plus grand parc d’Islande après celui de Thingvellir. C’est un endroit idéal si vous souhaitez randonner quelques heures tout en contemplant des paysages à couper le souffle. Ce parc est en effet situé sur un promontoire montagneux entouré de 3 langues glacières, le Skaftafellsjökull, le Morsárjökull, et le Skeiðarárjökull. Ce dernier constituant d’ailleurs la plus grande vallée glaciaire d’Europe.

Pour la randonnée, il y en a vraiment pour tous les goûts. Les boucles les plus longues (environ 30km sous forme de trek) vous emmènent jusqu’à la petite langue glaciaire de Morsárjökull. D’autres plus courtes (18km) vous permettront de surplomber le grandiose Skaftafellsjökull après une ascension de plus de 1000 mètres tout de même. Mais pour les moins courageux, ou tout simplement les plus pressés, il sera quand même possible d’effectuer une jolie randonnée de moins de 2 heures à travers la végétation luxuriante de Skaftafell, et admirer en prime 2 belles cascades ; la première Hundafoss, et la seconde, Svartifoss,  beaucoup plus jolie avec ses formes en orgues basaltiques.

Pour la liste des itinéraires de randonnées dans le parc national du Skaftafell c’est ici : Liste des randonnées au Skaftafell.

5) Randonner dans des zones géothermiques

a) Randonner vers la source d’eau chaude de Reykjaðalur

Une petite randonnée très agréable à ne pas rater est celle de la rivière géo-thermale de Reykjaðalur. Le départ s’effectue au nord de la ville de Hveragerði située à une trentaine de minutes de la capitale. Le plan de cette randonnée d’environ 1 heure (aller) se trouve à l’adresse suivante : Plan des randonnées autour d’Hveragerði. Au bout de cet itinéraire, vous aurez la possibilité de vous détendre dans une jolie rivière géo-thermale aménagée, dont la température varie entre 30 et 40°C selon les endroits. Quel bonheur de se prélasser dans ce petit paradis, quand la température à l’extérieur ne dépasse pas les 5°C !

Attention cependant, l’endroit est assez touristique, et selon la période à laquelle vous vous y rendrez, vous aurez parfois peut être un peu de mal à trouver un emplacement tranquille à l’écart des autres groupes. Mais pour un premier bain en Islande, quoi de plus agréable.

b) Randonner dans la péninsule de Reykjanes

La péninsule de Reykjanes est située au sud de la capitale Reykjavik. On y trouve en particulier le parc national du Reykjanesfólkvangur. Il s’agit d’une zone géothermique très importante en Islande, et dans laquelle les paysages sont tous plus atypiques les uns que les autres. On y trouve des champs immenses de lave noire basaltique, des zones géo-thermales composées de sources d’eau soufrées bouillonnantes comme celle de Seltún, des lacs comme celui de Kleifarvatn qui est aussi le plus profond d’Islande, ou bien celui de Graenvatn dont la couleur est d’un bleu turquoise éblouissant.

Vous pourrez trouver de nombreux itinéraires de randonnées sur le site Nat.is ou bien celui de Wikiloc.com.

6) Randonner dans le Cercle d’Or

S’il y a bien un endroit qui est connu en Islande, c’est bien le Cercle d’Or. C’est aussi un des lieux les plus touristiques de ce pays, car il est possible de s’y rendre en moins de 40mn depuis la capitale Reykjavik. Il concentre la majeure partie des typicités géologiques que vous pourrez trouver en Islande. Mais bien heureusement, le Cercle d’Or ne suffit pas à lui seul à résumer la totalité des beautés de l’Islande. Il permet cependant le temps d’un week-end par exemple de comprendre ce qu’est l’Islande et ce qui rend ce pays si sauvage et magnifique. Vous pourrez vous y balader et effectuer quelques petites randonnées qui s’apparenteront plutôt à de la marche tranquille sur la majorité de ses 3 sites.

Le Cercle d’Or est un regroupement de 3 lieux touristiques :

  •  le parc de Geysir célèbre pour son geyser du même nom qui n’est malheureusement plus actif depuis la dernière décennie. Ses dernières éruptions remontent à l’année 2000 suite à un séisme. Strokkur, son petit voisin d’à côté, est lui par contre beaucoup plus agité. Il entre en éruption toutes les 10mn environ, avec des colonnes d’eau projetées jusqu’à 20 mètres de hauteur. Pour randonner, Geysir n’est pas le plus adapté. Mais vous pourrez toute même effectuer une petite boucle de 2.5 Km, avec une montée de 80 mètres, afin d’admirer le panorama du parc.

  • La magnifique cascade de Gulfoss, est aussi l’une des plus belle chute d’eau d’Islande. Elle mesure 32 mètres de hauteur sur 70 de largeur. Le fracassement de l’eau dans ce gigantesque bouillonnement est assourdissant, mais tout simplement grandiose. Et si le soleil pointe le bout de son nez vous aurez la chance alors d’admirer le joli arc-en-ciel dont la cascade tire son nom. Une petite randonnée de moins de 2km est également possible autour de la cascade.

  • Le parc national de Þingvellir, inscrit au Patrimoine de l’Unesco depuis 2004. Il s’agit d’un site historique puisqu’il fut le lieu de rassemblement du plus vieux parlement du monde, l’Althing, foncé en 930 par les islandais. L’indépendance de l’Islande y fut proclamée le 17 Juin 1944. Þingvellir est également un site géologique d’importance puisqu’il est formé d’un graben, c’est à dire d’un fossé tectonique d’effondrement situé juste au dessus de la dorsale médio-atlantique traversant l’Islande. Ce parc est agréable à parcourir à pied, et il possible d’effectuer une petite boucle depuis le parking de moins de 5km, pour en admirer les richesses.