Pêche à la mouche en Norvège : mes conseils et astuces

Dans cet article, je souhaite partager avec vous mon expérience de la pêche à la mouche en Norvège, en vous donnant les bons conseils pour réussir votre séjour dans les meilleures conditions.

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J’ai eu la chance de partir en Juin 2015 dans la jolie région de Valdres, et plus précisément à la périphérie des municipalités de Nord-Aurdal et de Gol. Valdres est un regroupement historique de municipalités appartenant au comté du Oppland situé au sud de la Norvège. Ce pays est en effet subdivisé en plusieurs comtés comme le représentent les 2 cartes suivantes :

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Valdres est une région magnifique et très prisée notamment en hiver pour le ski alpin et le ski de fond mais également au printemps et en été pour  la randonnée, la pêche et le cyclisme. Les stations de ski de Hemsedal situées à l’ouest de Valdres dans le comté du Buskerud et celle de Beistolen sont très célèbres. Elles profitent des reliefs de la longue chaîne de montagnes qui s’étend tout le long de la cote ouest scandinave, plus connue sous le nom de « Alpes scandinaves« .

Valdres est située à 3 heures au nord d’Oslo et 5 heures à l’est de Bergen. Elle recense plus de 3000 lacs et une multitude de rivières plus ou moins importantes et qui abritent une grosse population de truites et d’ombles sauvages : un véritable paradis pour les pêcheurs à la mouche ! Espérons que cela reste encore ainsi pendant de nombreuses années, car la pression de pêche y est malheureusement à certains endroits de plus en plus importante.

Quel type de logement choisir ?

Nous avions loué un joli chalet traditionnel Norvégien (« Hytte« ) avec un toit végétal typique (« torvtak« ) comme on en voit beaucoup sur les photos et dans les guides touristiques.

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Nous sommes passé par l’agence anglaise Norsc Holidays, spécialisée dans les voyages en Norvège, qui a effectué pour nous toutes les démarches nécessaires auprès du site NOVASOL pour les formalités de location. Notre chalet était entièrement équipé, très confortable et cosy et disposait d’un insert dans la pièce à vivre qu’on alimentait au bois à chaque fois que nous rentrions de nos journées de pêche. Il faut savoir que les chalets sont très nombreux en Norvège, et beaucoup d’habitants ont leur propre chalet comme résidence secondaire qu’ils occupent pendant leurs weekends et leurs vacances. C’est presque une seconde religion dans ce pays. Il existe d’ailleurs un magazine norvégien appelé « Hytte Magasine » qui traite de l’art de vivre et de la décoration des chalets, c’est pour dire !

Si votre objectif est de passer une semaine en pleine nature, que ce soit pour pêcher, randonner ou faire du ski, je vous conseille vivement ce type de location. Selon les saisons, les prix peuvent être mêmes très abordables. Pour exemple, pour un séjour de 15 jours dans notre chalet début Juin, notre location nous a coûté au total 614 livres Sterling, soit environ 800 euros. Nous avons en effet bénéficié d’une remise exceptionnelle (2 semaines pour le prix de 10 jours), due au fait que nous louions en dehors des vacances scolaires et de la période hivernale très réputée pour le ski dans cette région. Vous ne serez pas déçu si le chalet est bien aménagé et bien équipé, en effet les Norvégiens apportent beaucoup d’importance et de soin à la décoration et au confort de leur chalet, ce qui vous permettra de bien vous détendre et de vous reposer en dehors de vos journées sportives.

Quelle est la réglementation de la pêche en Norvège ?

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Trouver des informations sur la pêche en Norvège est un véritable parcours du combattant lorsqu’on ne maîtrise pas la langue, et qu’on ne connait personne pour nous conseiller. Heureusement, je suis passé par là ! Je vous donne ici donc mes tuyaux.

Tout d’abord, il faut savoir que les norvégiens ont une conception de l’accès à la Nature et de la propriété bien différente de celle de la majorité des autres pays européens. A ce sujet, je vous renvoie à mon article sur le bivouac et le camping sauvage en Norvège.

Je vous renvoie également au site de l’Agence norvégienne pour l’environnement (en anglais) pour une information détaillée sur la pêche en Norvège. Et également au site visitnorway qui résume bien les règles à respecter.

Il faut distinguer 3 types principaux de pêche en Norvège.

  • Le premier est la pêche en mer, qui est totalement gratuite si vous ne pêchez ni le saumon, ni la truite de mer.
  • Le second est la pêche du saumon, de la truite de mer et de l’omble chevalier, en mer ou en rivière. Dans ce cas, en plus d’un permis local, il faut vous acquitter d’un permis national accessible en ligne via ce lien (site en anglais), ou directement dans les bureaux de Poste norvégiens.
  • Le troisième est la pêche en eau douce (lacs, rivières et cours d’eau) de toutes les espèces de poissons autres que le saumon, l’omble chevalier et la truite de mer. Dans ce dernier cas, celui qui m’intéresse en particulier et pour lequel j’ai voulu créer cet article, c’est un peu plus compliqué.

Où trouver des permis pour pêcher la truite en eau douce ?

Pour la pêche en eau douce, quelque soit le type de poisson (sauf saumon, truite de mer, omble chevalier) que l’on recherche, voici ce qui est généralement indiqué sur les sites d’information :

« Dans les rivières et les lacs le droit de pêche appartient au propriétaire foncier. En Norvège, il y a une distinction entre les biens de l’État, des communes et la propriété privée, mais peu importe de qui est propriétaire du terrain,  vous pourrez pêcher si vous avez l’autorisation du propriétaire du terrain ou du gérant d’un parcours et si vous avez acheté votre licence de pêche. (Sur les parcours privés ou publics commercialisés, assez nombreux en Norvège, vous aurez à payer aux titulaires un droit de pêche, à la journée ou à la semaine, d’un montant très variable). »

C’est donc un peu différent de notre unique carte de pêche inter-fédérale ou départementale française qui nous permet de pêcher presque n’importe où en France ou dans notre département et cela toute l’année pendant les périodes d’ouvertures spécifiques, et en dehors des parcours privés moins nombreux. En Norvège, vous devez payer une taxe locale. Une grande partie des permis de pêche locaux sont référencés sur le site de Inatur (en anglais). Sur ce site vous pouvez accéder aux différents permis selon la période de pêche et la région souhaitées. Donc si vous connaissez exactement l’endroit où vous allez pêcher, il peut être intéressant d’acheter le permis concerné en ligne pour ne pas avoir à aller le récupérer une fois sur place. Vous éviterez ainsi de perdre du temps, en particulier si vous arrivez un weekend quand les magasins délivrant des permis seront fermés.

Par contre, si vous ne connaissez pas encore exactement l’endroit où vous pêcherez, où bien si vous souhaitez tout simplement attendre d’être sur place pour repérer les lieux et les coins de pêche, il peut être alors très intéressant d’attendre d’être arrivé à destination. Vous pourrez alors facilement acheter votre permis dans le magasin de sport, où le camping le plus proche de la rivière ou du lac que vous aurez repéré. Beaucoup de commerces délivrent des permis locaux, il suffit alors de se renseigner sur place, à condition bien sur de parler un minimum anglais, ou d’avoir quelques notions de norvégien. Dans le cas contraire, je vous conseille de vous rendre dans l’office de tourisme le proche qui sera sans nul doute de très bon conseil.

Je vous avoue, qu’en 2015, lorsque j’ai préparé à l’avance mon voyage en Norvège, j’ai perdu beaucoup de temps à chercher les informations sur les permis de pêche. Rien n’était clair, et souvent les sites internet étaient en norvégien et me perdaient un peu plus.

Au final, nous avons attendu d’être sur place, nous avons repéré rapidement les lieux, et avons acheté nos permis dans les campings à proximité de nos coins de pêche. Selon les endroits, les permis peuvent être souvent très abordables (environ 15 ou 20 euros la journée), et peuvent être achetés à la journée, pour 3 jours ou bien une semaine, vous permettant ainsi d’économiser un peu plus selon la durée choisie.

Enfin, pour ce qui est du nombre de prises journalières autorisées, cela dépend également du lieu de pêche et du permis local. L’idéal est de poser la question au moment de prendre votre licence. Quoiqu’il en soit, je vous conseille vivement de pratiquer le No-Kill et donc de relâcher vos prises le plus souvent possible. Les truites sauvages abondent en Norvège, mais ne seront probablement pas éternelles si tous les nouveaux pêcheurs prélèvent l’intégralité de leurs prises inopinément et sans raison à chacune de leurs sorties.

Voilà pour mes conseils, j’espère qu’ils vous auront été d’une aide précieuse pour la préparation de votre séjour de pêche en Norvège.

Bonne pêche et profitez bien !