• Randonnées, bivouac et pêche à la mouche aux îles Lofoten !

    L‘archipel des îles Lofoten. En avez vous entendu parlé ? Avez vous vu ces photos magnifiques des montagnes enneigées qui tombent à pic dans la mer ; ses eaux turquoises surmontées de jolies petites cabanes de pêcheurs sur pilotis et aux couleurs rouge de Falun ou ocre jaune ? Et bien vous ne rêvez pas, il ne s’agit pas là d’un décor de cinéma et ce lieu magique existe bel et bien.

    J’ai eu la chance de me rendre 10 jours aux îles Lofoten fin Mai 2016 avec 2 très bons copains amateurs tout comme moi de randonnées et de grands espaces. Nous avons découvert cet endroit sur internet grâce à l’excellent blog Rando-Lofoten.

    Il a été créé en 2013 par un couple franco norvégien qui tient une agence spécialisée en randonnées et trekking aux îles Lofoten depuis 2012. Nous avons acheté leur ouvrage« Randonner aux îles Lofoten » qui contient une multitude d’itinéraires (55 randos + 1 trek), des plus simples aux plus difficiles réservées aux randonneurs expérimentés.

    De plus, pour chaque itinéraire, un fichier GPX vous est proposé en téléchargement, ce qui vous permettra de compter également sur la précision de votre GPS pendant votre séjour.

    Je tenais vraiment à commencer cet article en parlant de ce blog et de son ouvrage, car sans lui, les détails de notre séjour aux îles Lofoten auraient été bien plus compliqués à organiser. En effet cet archipel d’îles ne possède quasiment aucun itinéraire balisé comme nous avons l’habitude de les trouver dans les Pyrénées et les Alpes. C’est un lieu magnifique mais sauvage dans lequel la plupart des randonnées se font hors sentier.

    De plus, très peu d’ouvrages spécialisés et de cartes suffisamment détaillées existaient en 2016 quand nous y sommes partis. Donc sans ce guide ou un équivalent, il faudra vous attendre à ne compter que sur votre sens de l’orientation, ou bien sur l’expérience d’un guide local.

    Où sont situées les îles Lofoten ?

    Cet archipel d’îles est situé au nord de la Norvège, entre le 67ème et le 69ème parallèle nord, et à une centaines de kilomètres au dessus du cercle polaire.

    Il est composé de 7 îles (Røstlandet, Værøy, Moskenesøya, Flakstadøya, Vestvågøya, Gimsøya et Austvågsøya), reliées entre elles par des ponts (sauf pour Røstlandet et Værøy, accessibles uniquement en bateau ou par avion pour la première), et une seule route principale, la E10 permettant de circuler facilement entre chaque île et de parcourir les paysages à couper le souffle des îles Lofoten.

    L’archipel est séparé du continent par le Vestfjord, un gigantesque fjord qui s’étire sur 200 km depuis Bodo jusqu’à son embouchure.

     

    Comment se rendre aux îles Lofoten ?

    Quelle compagnie prendre et où atterrir ?

    Pour vous rendre sur les îles Lofoten, vous aurez le choix entre 3 compagnies aériennes principales , en fonction de votre ville de départ : Lufthansa, Norvegian Airlines ou bien SAS (Scandinavian Airlines).

    Au mieux vous aurez alors une seule escale à l’aéroport d’Oslo Gardermoen, sinon deux en passant également par celui de Francfort. L’idéal est d’atterrir à Bodo situé sur la côte ouest norvégienne, et juste en dessous des Lofoten. Après avoir loué votre moyen de transport à l’aéroport de Bodo, vous pourrez ensuite emprunter le ferry qui vous mènera directement sur l’archipel, au port de Moskenes.

    Je vous conseille de rechercher votre vol sur un comparateur genre Skyscanner ou Kayak, puis de vous rendre sur le site de la compagnie avec laquelle vous aurez trouvé le voyage qui vous arrange afin de finaliser votre réservation.

    Si comme moi vous partez du sud de la France, attendez vous à voyager toute la journée, c’est à dire au minimum 9 ou 10 heures en comptant les transferts.

    Si vous partez de Paris, alors vous n’aurez probablement qu’une seule escale par Oslo, et votre voyage durera au minimum 5 heures tout cumulé.

    Notre voyage aller/retour nous avait coûté 460 euros fin 2015 en partant depuis le sud de la France. Maintenant il est possible de trouver des vols à moins de 350 euros. Et depuis Paris, vous devriez pouvoir facilement trouver un voyage à moins de 200 euros en vous y prenant suffisamment à l’avance.

    Comment prendre le ferry pour se rendre aux Lofoten ?

    Une fois que vous aurez atterri à Bodo, votre voyage ne sera pas terminé. Et oui, les îles Lofoten se méritent ! Mais je vous rassure, vous ne serez pas déçus à votre arrivée. Un peu de patience donc… Il vous faudra donc ensuite emprunter le ferry de Bodo vers le port de Moskenes.

    La compagnie de ferry est Torghatten-Nord. Leurs ferrys qui sont également des bateaux de croisière appartenant à la compagnie Hurtigruten, sont très confortables et disposent de tous les services associés à bord (restaurant, bar, salle de concert, chambres etc…). Les 3 heures de voyage restantes vous seront donc rendues agréables malgré la fatigue.

    Le trajet en ferry vous en coûtera, par exemple pour 4 personnes plus une voiture, un total d’environ 190 euros pour le voyage aller/retour en classe économique.

    Où et comment bivouaquer aux îles Lofoten ?

    La réponse est presque partout en dehors évidemment des villes, des villages et des propriétés privées.

    Les îles Lofoten font partie intégrante de la Norvège. La réglementation en terme de bivouac et de camping sauvage suit donc les mêmes règles. Pour plus de détails, je vous renvoie tout simplement à mon article sur le Bivouac et Camping sauvage en Norvège, quelles sont les règles ? qui traite en détail de ce sujet.

    Profiter du soleil de minuit aux îles Lofoten

    Les îles Lofoten sont situées à une centaine de kilomètres au nord du cercle polaire. A cette latitude, et à partir de fin Mai (26), le soleil ne dépasse plus l’horizon et donc ne se couche plus ! On appelle ce phénomène le « Jour Polaire » ou plus communément « Soleil de Minuit ». Il se produit jusqu’à mi juillet, et atteint son apogée le jour du solstice d’été (21 Juin). Autant vous dire que les journées sont longues pendant cette période, mais qu’il n’y a rien de mieux pour profiter un maximum des paysages quand il fait jour toute la journée.

    En tout cas, pendant notre séjour, nous avons beaucoup apprécié pouvoir randonner à toute heure sans nous préoccuper une seule seconde de la tombée de la nuit, qui est souvent synonyme de danger à nos latitudes.

    Un soir, alors que nous avions posé notre bivouac au dessus de la belle plage de Bunes, au dessus du hameau isolé de Vinstad situé au fond du Bunesfjord (que nous avions rejoint en kayak depuis le port de Reine) nous avons décidé sur un coup de tête vers 21H d’entamer la randonnée du Brunakseltinden (+600m) pour admirer le soleil de minuit.

    Et bien nous n’avons pas été déçus à notre arrivée à son sommet. Nous avions alors une vue à couper le souffle sur 360° ; à l’ouest un soleil de minuit rouge flamboyant se reflétant dans la mer de Norvège, en contrebas la jolie plage de Bunes, et derrière nous à l’est une vue surplombante sur le Bunesfjord et le Kjerkfjord, et plus au loin le Reinefjord.

    Depuis ce point de vue, nous pouvions même distinguer au loin le sommet enneigé du Munken (769m) que nous avions approché lors d’une randonnée 2 jours auparavant.

    Où randonner aux îles Lofoten ?

    Une multitude d’itinéraires s’offrant à vous…

    La réponse est : presque partout ! Cet archipel dispose d’une multitude d’itinéraires de randonnée tous plus beaux les uns que les autres. Vous trouverez aisément des parcours très bien détaillés et des informations pratiques sur le site de Rando-Lofoten.

    Je ne m’attarderai donc pas dans cet article à vous expliquer les différentes randonnées que nous avons parcourues pendant notre séjour. Mais sachez que vous devrez préparer soigneusement vos journées, car comme déjà dit plus haut, il n’existe que très peu d’itinéraires de randonnée balisés aux îles Lofoten.

    Comment s’habiller pour randonner aux îles Lofoten ?

    Pensez à vous équiper correctement. De bonnes chaussures de randonnée, de préférence montantes et surtout étanches, sont indispensables. Le pays est recouvert à de nombreux endroits de tourbières qui ne vous épargneront pas les chaussettes mouillées, si jamais vos chaussures étaient perméables.

    Ajoutez à cela des affaires chaudes comme une bonne polaire, un sous pull, une veste et un pantalon imperméables. La météo peut en effet très vite évoluer dans les îles Lofoten, et les averses ne sont pas rares.

    Par ailleurs, selon la saison, les températures peuvent être très fraîches, généralement entre 5 et 10°C au début du printemps, et jusqu’à maximum 20°c voire exceptionnellement 25°C au plus fort de l’été. Je vous renvoie d’ailleurs à mon article : Des vêtements chauds pour vos randonnées.

    Où et comment pêcher aux îles Lofoten ?

    Pêcher en lac de montagne aux îles Lofoten

    On trouve de très nombreux lacs et rivières de montagne aux îles Lofoten. Vous en croiserez donc régulièrement au cours de vos randonnées.

    En particulier, les lacs des Lofoten tout comme la totalité de ceux des territoires de la Norvège et de ses pays voisins nordiques regorgent de poissons, tels que la célèbre truite fario et autres salmonidés. La réglementation pour la pêche en eau douce est celle de la Norvège, je vous renvoie par conséquent à mon article sur la pêche à la mouche en Norvège.

    Pêcher en mer le cabillaud aux îles Lofoten

    Si vous pêchez en mer, à l’intérieur des fjords par exemple que ce soit aux îles Lofoten ou dans n’importe quel autre endroit en Norvège, vous pourrez facilement prendre du cabillaud, ou « Skrei de Norvège » poisson roi dans ce pays, tellement il s’y trouve en quantité.

    Ce sont d’ailleurs des centaines de milliers de filets de cabillauds, ou de « morue », que vous verrez sécher sur des étendoirs géants aux Lofoten à la fin de la saison de pêche au chalut qui s’étend de janvier à mars. D’ailleurs, si vous ne les voyez pas, ne vous en faites pas, vous les sentirez ! Et oui ça « pue », ça on peut le dire, et c’est probablement la toute première odeur, et pas la moindre, qui vous marquera en arrivant sur ces magnifiques îles. Charmant non ?

    Le cabillaud est facilement identifiable par ses points marron sur tout son corps, et cette ligne blanche qui s’étire de la tête à la queue.

    Pour pêcher le cabillaud, munissez vous d’une canne à lancer puissante et de cuillères ondulantes comme celles présentées sur l’image ci-dessous. Ces cuillères doivent avoir un poids minimum de 20 ou 25g pour pouvoir plonger rapidement. Elles doivent également être suffisamment brillantes pour être visibles et susciter l’attaque. Utilisez une tresse ou un fil de nylon solide et au minimum de 0.30mm.

    Faites un lancer à plusieurs dizaines de mètres devant vous, puis attendez que votre leurre ait touché le fond. Ramenez le ensuite par tirées successives de 2 ou 3 secondes, en prenant soin de le laisser retomber entre chaque tirée, tout en moulinant votre fil. L’attaque se produit généralement à ce moment là. Cette animation imite un poisson blessé et s’avère souvent très efficace dans de nombreuses autres pêches aux carnassiers.

    Pendant notre séjour aux îles Lofoten, nous avons pris plusieurs beaux spécimens depuis le bord des fjords grâce à cette technique. Et quel plaisir de déguster le fruit de notre pêche, d’autant plus que le cabillaud possède une chair excellente et très savoureuse.

    Conclusion

    Il y aurait tellement à dire sur les îles Lofoten…mais il faut bien que cet article ait une fin.

    Pour conclure, j’ajouterai simplement que mon séjour aux Lofoten me laissera des souvenirs indélébiles. Les paysages y sont tout simplement grandioses, et les possibilités de randonner, de bivouaquer et de pêcher à la mouche y sont presque infinies.

    Je n’ai donc qu’un conseil à vous donner si vous avez aimé cet article, partez randonner aux îles Lofoten et je vous garantie que vous remporterez avec vous des images et des souvenirs inoubliables !


  • Randonnées dans le sud de l’Islande

    L’Islande, cette petite île, ce si petit pays, on en parle de plus en plus depuis ces 5 dernières années. Il faut dire qu’elle a fait beaucoup parler d’elle en Avril 2010, lorsque son volcan Eyjafjöll situé sous le sixième plus grand et célèbre glacier Eyjafjallajökull (78 Km2) a complètement paralysé le trafic aérien européen.

    Et bien j’ai eu la chance de m’y rendre en fin d’année 2016 pour un road trip en amoureux dans le sud ouest pendant une dizaine de jours.

    Je vais donc ici vous détailler un peu notre parcours et vous donner quelques astuces pour réussir vous aussi votre séjour et réaliser de belles randonnées dans ce si beau pays.

    Mais avant toute chose, et avant de partir randonner en Islande, je vous conseille de consulter le site islandais SafeTravel.is qui vous fournira des informations très utiles pour rester en toute sécurité dans ce pays aussi sauvage que magnifique.

    Où est située l’Islande ?

    L’Islande est une petite île volcanique située dans l’océan Atlantique Nord entre la Norvège et le Groenland. Elle possède une superficie de 103 000 Km2, soit environ 1/5 de celle de la France, avec une population de seulement 340 000 habitants. Mais l’Islande est surtout connue pour son activité volcanique intense, puisqu’elle est située directement sur la dorsale médio-atlantique, zone de tectonique des plaques nord-américaine et eurasienne. La majorité de ses volcans est recouverte par d’immenses glaciers dont le plus grand est le Vatnajökull. L’Islande est recouverte à 11% de sa superficie par des glaciers ce qui en fait un territoire aux paysages sauvages et grandioses que nous avons adoré parcourir.

    Quand partir en Islande ?

    Vous souhaitez découvrir l’Islande mais vous vous demandez à quelle saison y partir ? Et bien tout dépend de ce que vous recherchez.

    Un été en Islande ?

    L’été en Islande, les températures sont douces, et oscillent entre 10 et 20°C environ, avec cependant des changements de météo souvent brusques. De grosses averses soudaines peuvent survenir à tout moment notamment dans le sud de l’île, accompagnées de rafales de vent qui peuvent accentuer les sensations de froid. Prévoyez donc une tenue adaptée à ces changements de météo, en privilégiant des pantalons, chaussures et vestes imperméables de qualité. Habillez vous chaudement en dessous, le système 3 couches avec un bon pull ou une polaire fera parfaitement l’affaire sur un tee-shirt et/ou un sous pull à manches longues.

    A partir du printemps, la neige dans les terres se met à fondre et les routes intérieures, bloquées l’hiver, se ré-ouvrent petit à petit. Les infrastructures touristiques et la plupart des campings ouvrent à nouveau leurs portes pour entamer la saison la plus touristique de l’île qui va durer jusqu’au début de l’hiver. La capacité d’accueil touristique étant encore limitée à l’heure où j’écris et le nombre de touristes augmentant chaque année, je vous conseille vivement de réserver à l’avance vos hébergements et surtout de ne pas attendre la dernière minute. Les prix en pleine saison peuvent rapidement exploser à mesure que vous vous écarterez de la capitale. Si par contre vous optez pour le camping, vous serez plus tranquille pour trouver de la place, car il y en a partout dans l’île. Je vous conseille d’ailleurs de consulter le site internet Tjalda.is pour identifier les emplacements disponibles sur votre parcours.

    L’Islande étant située juste en dessous du cercle polaire arctique, à partir de fin Mai, et ce pendant environ 3 mois autour du solstice d’été (21 Juin), le soleil en Islande se couche après minuit et se lève quelques heures plus tard. Ce faisant, il ne fait donc jamais nuit pendant cette période et vous bénéficiez alors d’une clarté 24h/24h. C’est l’occasion d’admirer le soleil de minuit ! Ou bien de faire d’interminables randonnées sans vous soucier de la tombée de la nuit. Le rêve non ?! L’été est en effet une période à privilégier pour les randonnées et l’observation de la faune.

    Par exemple, si vous partez en Islande entre le mois d’Avril et le mois d’août, vous aurez la possibilité d’observer les célèbres macareux pendant leur période de reproduction. Les îles Westmann, situées au sud de l’Islande, en font d’ailleurs un site privilégié pour l’observation de ces jolis petits oiseaux connus pour leurs becs aux couleurs flamboyantes. Nous sommes allés en Islande en dehors de cette période, donc je n’ai malheureusement aucun retour d’expérience à vous faire à ce sujet.

    La période estivale est également propice à l’observation des baleines. Le spot le plus connu se situe au nord de l’île, à Akureyri. Des départs en bateau ont lieu toute la journée et c’est là bas que vous aurez probablement le plus de chance de faire connaissance avec l’un des plus gros mammifères de la planète : la baleine à bosses. Mais aussi bien d’autres de ses cousins (dauphins, baleines bleues, orques, marsouins…) Nous avons eu l’occasion de faire une sortie en mer depuis la capitale Reykjavik à la fin de notre séjour et avons eu la chance d’observer ceux de la photo postée ci-dessous :

    Un hiver en Islande ?

    A partir du 15 septembre, la plupart des campings et des hôtels ferment leur porte jusqu’à la saison suivante. Il devient alors beaucoup plus difficile en dehors de la capitale Reykjavik de trouver des hébergements. Les températures commencent à chuter, et la neige à tomber dès la fin septembre. Les routes intérieures ferment alors progressivement et il devient très difficile de circuler en dehors de la route circulaire principale.

    Pourtant, la venue de l’hiver ne doit pas vous faire renoncer à découvrir l’Islande pendant ses mois les plus froids. En effet, malgré sa situation géographique, les températures ne sont pas aussi glaciales qu’on pourrait s’y attendre. Grâce aux effets du Gulf Stream qui balaie le sud et ouest de l’île, les côtes islandaises bénéficient du climat océanique, et tandis que les températures peuvent chuter jusqu’à -15 à -20°C dans l’intérieur des terres, le climat dans la capitale est rarement plus froid qu’à Paris, voire même souvent plus doux. Par ailleurs, à la fin du mois d’août et ce jusqu’à la fin du mois de mars, les soirées et les nuits seront pour vous l’occasion d’admirer un spectacle que vous n’aurez sans doute jamais l’occasion de voir 2 fois dans votre vie : les aurores boréales !

    Partez chasser les aurores boréales !

    Dans notre cas, nous n’avons pas eu beaucoup de chance pendant notre séjour puisque pendant notre semaine en Islande, le ciel est resté chargé de nuages. Nous avons réussi à apercevoir quelques petites aurores boréales durant notre toute première soirée, mais ensuite terminé ! A notre plus grande déception… Mais les beautés de l’Islande, nous ont rapidement fait oublier cette petite déconvenue.

    D’ailleurs, pour prévoir l’activité des aurores boréales en Islande, et mettre un peu plus de chance de votre côté pour réussir à observer ce magnifique phénomène, les islandais ont leur propre site de météo des aurores. Je vous conseille donc de consulter le site internet Aurora Forecast. Les prévisions sont basées sur un croisement des informations de l’activité solaire et de la météo atmosphérique. Ainsi en fonction de la masse nuageuse à différentes altitudes et de l’activité solaire en cours et à venir dans les prochains jours, le site fournit un degré de prévision des observations des aurores boréales compris sur une échelle de 0 à 9.

    Si ce degré est à 0 et que le ciel est complètement dégagé, je vous conseille de rester bien au chaud. Par contre si ce degré est situé entre 4 et 9, et que le ciel est plutôt clair, alors habillez vous de vos affaires les plus chaudes. Et sortez vite observer le ciel dès que la nuit sera complètement tombée. Vous aurez alors sans doute la chance d’observer une aurore boréale, ou au pire un ciel plein d’étoiles. Et même si le site annonce une masse nuageuse importante au dessus de votre localisation, tentez quand même votre chance, on ne sait jamais ! Vous ne viendrez peut être jamais 2 fois en Islande.

    L’application est même disponible en téléchargement sur votre smartphone, alors chargez la vite avant de partir en Islande sur votre téléphone et entraînez vous à l’utiliser pour être fin prêt à sortir le soir quand le moment sera venu. Un dernier conseil, éloignez vous un maximum des villes et des sources lumineuses, car les aurores boréales sont mieux visibles et magnifiques si le ciel est complètement noir. Pour ma part, j’ai eu une seule fois l’occasion d’en observer alors que je ne m’y attendais même pas. C’était il y a quelques années au Canada juste au dessus de la frontière américaine et en plein mois de Juin. Je n’oublierai jamais cette nuit magique !

    Où randonner dans le sud de l’Islande ?

    L’Islande est un véritable paradis si vous aimez la randonnée. Ce pays offre des paysages et des reliefs que vous ne retrouverez nulle part ailleurs. A partir du mois de juin, lorsque la neige a complètement fondu dans les terres, les parcs nationaux redeviennent accessibles par les routes intérieures, et c’est l’occasion d’enfiler vos plus fidèles et robustes chaussures de randonnée. Je dis robustes, car n’oubliez pas que cette île est volcanique. Attendez vous donc à emprunter à certains endroits des sentiers recouverts de roches basaltiques aussi tranchantes que des rasoirs. Les semelles de vos chaussures de randonnée doivent donc être adaptées à ce type de terrain.

    1) Randonner au Landmannalaugar

    S’il y a bien un endroit que vous ne devez manquer sous aucun prétexte en Islande, c’est bien le Landmannalaugar situé au centre sud de l’île. Il s’agit d’un massif montagneux volcanique où s’entremêlent des paysages spectaculaires, notamment au Brennisteinsalda. Les couleurs ocres, jaune pale, argentées se mêlent au noir profond de la cendre volcanique et au bleu laiteux des lacs disséminés dans ce paysage lunaire. Nous y avons passé une journée juste avant la fin de la saison, et avons effectué une petite randonnée autour du Graenagil et du Brennisteinsalda. Voici un exemple de paysages que vous ne devrez absolument pas rater si vous partez en Islande :

    Mais il n’y a pas trente six moyens de se rendre au Landmannalaugar. Son refuge est le point de départ des principales randonnées et des treks de ce massif. Le plus connu étant le Laugavegur qui relie le Landmannalaugar à Thorsmörk en 55 km. Le Landmannalaugar est enclavé à l’intérieur des terres, il faut emprunter un très long sentier cahoteux et traverser une succession de gués ; un 4×4 est donc indispensable ! Nous avons fait le choix d’effectuer ce trajet périlleux dans l’un des bus typiques d’Islande aux roues surdimensionnées, depuis le village d’Hella situé à 1h30 de Reykjavik avec la compagnie Trex. Notre voyage a duré exactement 2h30. Après une petite heure assez tranquille sur une route asphaltée, la suite de notre voyage a changé radicalement dès lors que notre bus s’est engagé sur une route caillouteuse rejoignant le campement du Landmannalaugar.

    Si vous effectuez une randonnée au Landmannalaugar, prévoyez des vêtements chauds et surtout imperméables, car la météo peut très vite évoluer, et le refuge ne dispose pas véritablement d’un abri pour s’abriter du froid, en attendant le prochain départ de bus. Des toilettes et des douches payants sont disponibles sur place, mais vous n’aurez pas la possibilité de vous réchauffer à la machine à café, car il n’y en a tout simplement pas ! Le refuge est sommaire si l’on vient juste pour la journée, et après une longue randonnée, on peut facilement devoir attendre plusieurs heures dans le froid. Une option alléchante s’offre cependant à vous pour vous réchauffer ; le campement est situé au pied d’une petite rivière d’eau chaude, et un « hotspot » est aménagé pour s’y prélasser, le tout gratuitement. Mais avant de vous jeter à l’eau il faudra probablement que vous affrontiez le vent glacial venu des montagnes.

    2) Randonner autour du lagon du Jökulsárlón

    Situé à 4H30 de route depuis Reykjavik, au sud de l’Islande, Jökulsárlón est un lagon en aval du plus grand glacier de l’île, le Vatnajökull. Avec ses 260 mètres, c’est aussi le lac le plus profond d’Islande. Cet endroit est connu pour la beauté des icebergs décrochés du glacier et dérivant jusqu’à la mer. On peut y observer d’immenses blocs de glace d’un bleu pur lasuré de cendre volcanique noire qui flottent à la surface de l’eau. Un lieu à couper le souffle quand on y arrive pour la toute première fois tellement cet endroit est irréel. Et si vous avez un peu de chance, vous pourrez peut être même y apercevoir un phoque pointer le bout de son nez…

    C’est aussi un bon point de départ pour de nombreux itinéraires de randonnées allant de 1 ou 2 Km autour du lagon jusqu’à une vingtaine en passant par les 2 autres lagons plus à l’ouest et moins connus le Fjallsárlón et le Breiðárlón. Pour les itinéraires, je vous conseille de consulter le site Wikiloc qui fournit plusieurs parcours intéressants.

    3) Randonner sur la langue glaciaire du Sólheimajökull

    Comme déjà dit plus haut, l’Islande est « Le » pays des glaciers. Une chose donc à ne surtout pas manquer pendant votre séjour est de randonner sur l’un d’entre eux à l’occasion d’une excursion guidée avec un organisme spécialisé et local.

    En effet, à moins d’être un expert en la matière, il ne faut surtout pas prendre à la légère la randonnée sur glacier, qui coûte régulièrement la vie de touristes imprudents. Marcher sur un glacier demande d’être au minimum équipé de crampons métalliques sous vos semelles, d’un piolet pour vous assurer, voire même d’être encordé dans certains passages délicats. D’autre part, un glacier est constitué de nombreuses crevasses, et peut être l’objet de rupture de pont de neige et de chute de blocs de glace plus connus sous le terme « chute de séracs ». Il est donc facile de chuter sur un glacier puis de tomber dans l’un des ses nombreux pièges.

    Pourtant à l’apparence parfaitement immobile, un glacier est en perpétuel mouvement. Sous l’effet de son propre poids, Il peut même avancer de plusieurs dizaines de mètres par jour selon les saisons et les endroits. Un glacier est formé de l’accumulation successive des chutes de neige tombées chaque hiver au cours des dizaines voire des centaines d’années précédentes. Au gré des saisons donc, la pression en profondeur est devenue si énorme, que celle-ci a fini par totalement combler les vides et chasser les bulles d’air à l’intérieur des couches de glace les plus profondes. Dans cette glace compacte, seules les longueurs d’onde courtes (bleu) de la lumière du soleil ne sont pas absorbées. C’est pourquoi un glacier révèle des reflets bleu turquoise des plus magnifiques lorsque les rayons du soleil l’illuminent.

    Pour notre excursion sur glacier dans le sud de l’Islande, nous avons choisi l’organisme Extreme Iceland. Pour une centaine d’euros, cet organisme vous emmène marcher sur la langue glaciaire du Sólheimajökull située à seulement 2 heures de la capitale Reykjavik.

    Après nous avoir équipés de crampons, casques et piolets, notre guide nous a emmené, avec un petit groupe d’une dizaine de personnes, marcher sur cette partie aval du glacier plus imposant Myrdalsjokull. Il nous a expliqué l’histoire, la géologie et la topologie de cette langue glaciaire facilement accessible depuis la route circulaire. Le Sólheimajökull a d’ailleurs été rendu célèbre suite à la diffusion du documentaire Chasing Ice réalisé par l’américain Jeff Orlowski en 2012. Dans ce reportage que je vous conseille vivement de regarder, le cinéaste dénonce les conséquences du réchauffement climatique sur la fonte des glaciers du Groenland, de l’Amérique et de l’Islande en s’intéressant notamment au recul accéléré du glacier Sólheimajökull depuis ces dix dernières années. On comprend mieux à travers ce documentaire la fragilité de ces monstres de glace qui pourraient bien un jour complètement disparaître si nous continuons à polluer à ce rythme notre petite petite planète bleue…

    4) Randonner dans le parc national du Skaftafell

    Situé au sud du plus gros glacier d’Islande, le Vatnajökull, juste en bordure de la route circulaire, le parc national du Skaftafell est le second plus grand parc d’Islande après celui de Thingvellir. C’est un endroit idéal si vous souhaitez randonner quelques heures tout en contemplant des paysages à couper le souffle. Ce parc est en effet situé sur un promontoire montagneux entouré de 3 langues glacières, le Skaftafellsjökull, le Morsárjökull, et le Skeiðarárjökull. Ce dernier constituant d’ailleurs la plus grande vallée glaciaire d’Europe.

    Pour la randonnée, il y en a vraiment pour tous les goûts. Les boucles les plus longues (environ 30km sous forme de trek) vous emmènent jusqu’à la petite langue glaciaire de Morsárjökull. D’autres plus courtes (18km) vous permettront de surplomber le grandiose Skaftafellsjökull après une ascension de plus de 1000 mètres tout de même. Mais pour les moins courageux, ou tout simplement les plus pressés, il sera quand même possible d’effectuer une jolie randonnée de moins de 2 heures à travers la végétation luxuriante de Skaftafell, et admirer en prime 2 belles cascades ; la première Hundafoss, et la seconde, Svartifoss,  beaucoup plus jolie avec ses formes en orgues basaltiques.

    Pour la liste des itinéraires de randonnées dans le parc national du Skaftafell c’est ici : Liste des randonnées au Skaftafell.

    5) Randonner dans des zones géothermiques

    a) Randonner vers la source d’eau chaude de Reykjaðalur

    Une petite randonnée très agréable à ne pas rater est celle de la rivière géo-thermale de Reykjaðalur. Le départ s’effectue au nord de la ville de Hveragerði située à une trentaine de minutes de la capitale. Le plan de cette randonnée d’environ 1 heure (aller) se trouve à l’adresse suivante : Plan des randonnées autour d’Hveragerði. Au bout de cet itinéraire, vous aurez la possibilité de vous détendre dans une jolie rivière géo-thermale aménagée, dont la température varie entre 30 et 40°C selon les endroits. Quel bonheur de se prélasser dans ce petit paradis, quand la température à l’extérieur ne dépasse pas les 5°C !

    Attention cependant, l’endroit est assez touristique, et selon la période à laquelle vous vous y rendrez, vous aurez parfois peut être un peu de mal à trouver un emplacement tranquille à l’écart des autres groupes. Mais pour un premier bain en Islande, quoi de plus agréable.

    b) Randonner dans la péninsule de Reykjanes

    La péninsule de Reykjanes est située au sud de la capitale Reykjavik. On y trouve en particulier le parc national du Reykjanesfólkvangur. Il s’agit d’une zone géothermique très importante en Islande, et dans laquelle les paysages sont tous plus atypiques les uns que les autres. On y trouve des champs immenses de lave noire basaltique, des zones géo-thermales composées de sources d’eau soufrées bouillonnantes comme celle de Seltún, des lacs comme celui de Kleifarvatn qui est aussi le plus profond d’Islande, ou bien celui de Graenvatn dont la couleur est d’un bleu turquoise éblouissant.

    Vous pourrez trouver de nombreux itinéraires de randonnées sur le site Nat.is ou bien celui de Wikiloc.com.

    6) Randonner dans le Cercle d’Or

    S’il y a bien un endroit qui est connu en Islande, c’est bien le Cercle d’Or. C’est aussi un des lieux les plus touristiques de ce pays, car il est possible de s’y rendre en moins de 40mn depuis la capitale Reykjavik. Il concentre la majeure partie des typicités géologiques que vous pourrez trouver en Islande. Mais bien heureusement, le Cercle d’Or ne suffit pas à lui seul à résumer la totalité des beautés de l’Islande. Il permet cependant le temps d’un week-end par exemple de comprendre ce qu’est l’Islande et ce qui rend ce pays si sauvage et magnifique. Vous pourrez vous y balader et effectuer quelques petites randonnées qui s’apparenteront plutôt à de la marche tranquille sur la majorité de ses 3 sites.

    Le Cercle d’Or est un regroupement de 3 lieux touristiques :

    •  le parc de Geysir célèbre pour son geyser du même nom qui n’est malheureusement plus actif depuis la dernière décennie. Ses dernières éruptions remontent à l’année 2000 suite à un séisme. Strokkur, son petit voisin d’à côté, est lui par contre beaucoup plus agité. Il entre en éruption toutes les 10mn environ, avec des colonnes d’eau projetées jusqu’à 20 mètres de hauteur. Pour randonner, Geysir n’est pas le plus adapté. Mais vous pourrez toute même effectuer une petite boucle de 2.5 Km, avec une montée de 80 mètres, afin d’admirer le panorama du parc.

    • La magnifique cascade de Gulfoss, est aussi l’une des plus belle chute d’eau d’Islande. Elle mesure 32 mètres de hauteur sur 70 de largeur. Le fracassement de l’eau dans ce gigantesque bouillonnement est assourdissant, mais tout simplement grandiose. Et si le soleil pointe le bout de son nez vous aurez la chance alors d’admirer le joli arc-en-ciel dont la cascade tire son nom. Une petite randonnée de moins de 2km est également possible autour de la cascade.

    • Le parc national de Þingvellir, inscrit au Patrimoine de l’Unesco depuis 2004. Il s’agit d’un site historique puisqu’il fut le lieu de rassemblement du plus vieux parlement du monde, l’Althing, foncé en 930 par les islandais. L’indépendance de l’Islande y fut proclamée le 17 Juin 1944. Þingvellir est également un site géologique d’importance puisqu’il est formé d’un graben, c’est à dire d’un fossé tectonique d’effondrement situé juste au dessus de la dorsale médio-atlantique traversant l’Islande. Ce parc est agréable à parcourir à pied, et il possible d’effectuer une petite boucle depuis le parking de moins de 5km, pour en admirer les richesses.


  • Le coût de la vie en Norvège

    Dans cet article je vous donne des renseignements utiles sur le coût de la vie norvégienne et vous explique les bons plans afin que vous puissiez prévoir et gérer au mieux votre budget lors de votre séjour randonnée et pêche à la mouche en Norvège.

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    Quel est le prix d’un billet d’avion pour la Norvège ?

    Pour se rendre en Norvège depuis la France, le plus simple est évidemment de prendre un avion. Depuis Paris, les vols avec Air France ou Norvegian Airlines vers la capitale Oslo sont directs et vous coûteront un peu moins de 100 euros l’aller/retour pour peu que vous vous y preniez suffisamment à l’avance.

    Depuis la province, à partir de Toulouse par exemple, le vol vers Oslo est opéré avec escale par les compagnies aériennes Air France, Brussels Airlines, Lufthansa ou Scandinavian Airlines (SAS) pour un peu moins de 220 euros. L’unique escale est située à Munich, Francfort ou Bruxelles en fonction de la compagnie choisie.

    Ces compagnies aériennes proposent une franchise bagage équivalente, vous permettant d’emporter une valise de moins de 20 à 23 kg en soute plus une seconde valise à main en cabine de moins de 8 à 10 kg, pour un billet au tarif normal. Ces informations sont inscrites clairement sur leur site internet  dans la rubrique « Infos pratiques ou Information » puis « Bagages ». Elles proposent également à bord une collation avec boisson incluse dans le tarif du billet.

    Quel est le coût d’une location de voiture en Norvège ?

    Pour vous déplacer en Norvège le plus simple est de louer une voiture à retirer directement sur place à votre arrivée à l’aéroport d’Oslo.

    Je vous recommande les compagnies Europcar et Sixt, avec une préférence pour cette dernière. La location d’une voiture compacte du type WV Polo,WV Golf ou Ford Fiesta devrait vous coûter environ 40/45 euros par jour sans assurance, en vous y prenant suffisamment à l’avance, et en effectuant la réservation sur un site revendeur comme Budget ou AutoEscape par exemple.

    Je vous recommande aussi de prendre soit l’assurance Full Coverage du loueur, soit de régler avec votre carte de paiement VISA Premier ou MasterCard si vous en possédez une. Ces dernières possèdent en effet leur propre assurance location de voiture, ce qui vous permettra d’économiser celle du loueur qui peut rapidement faire grimper la facture. En effet, bien que l’état des routes en Norvège soit très correct, vous n’êtes pas à l’abris de devoir emprunter des routes secondaires moins bien entretenues. Une bonne assurance vous évitera ainsi une mauvaise déconvenue lors de l’inspection par le loueur au retour de la voiture.

    Quel est le prix de l’essence en Norvège ?

    Sans m’étendre sur le sujet, car les prix sont susceptibles d’évoluer, voici une photo que j’ai prise en Norvège lors de mon séjour en 2016 sur les îles Lofoten :

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    Le prix de l’essence Sans Plomb était alors autour de 15 NOK par litre soit environ 1.60 euros/L, et celui du gazole était d’environ 14 NOK par litre soit 1.50 euros/L.

    Quel est le prix des péages autoroutiers en Norvège ?

    La majorité des péages en Norvège sont automatiques. Il y a donc de très fortes chances pour que votre voiture de location possède un petit boitier électronique fixé sur le pare brise sous le rétroviseur. Celui-ci sera détecté automatiquement lors de vos passages aux différents péages. Comme il est très silencieux, vous oublierez facilement qu’en empruntant les autoroutes norvégiennes, vous alourdirez aussi un peu plus la facture de votre voyage. Voici un site internet qui référence les prix des autoroutes selon leur localisation. Malheureusement, vous ne connaîtrez le montant total exact de la facture qu’à votre retour en France, car c’est le loueur du véhicule qui vous l’enverra quelques jours après comptabilisation par la société Autopass qui gère ce service de péage automatique en Norvège.

    Quel est le prix de la nourriture en Norvège ?

    Bien que le prix de l’alimentation en Norvège soit beaucoup plus élevé qu’en France, il est tout à fait possible de trouver des produits de base à des prix compétitifs. Les chaines de supermarché comme RIMI, REMA1000 et JOKER possèdent leurs propres marques distributeurs et constitueront une bonne alternative afin d’équilibrer votre budget alimentation pendant votre séjour en Norvège. Voici une série de photos que j’ai prises parmi ces 3 chaines de supermarchés lors de mon séjour en Norvège en 2016, et qui vous donneront un aperçu des prix de différents types de denrées (fruits/légumes, viandes, pain, bières etc…)

    Le prix des fruits et légumes (en couronnes norvégiennes) :

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    Le prix du pain et des viennoiseries en Norvège (en couronnes norvégiennes) :

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    Le prix des produits à base de viande et de poisson en Norvège (en couronnes norvégiennes) :

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    Le prix des fromages en Norvège (en couronnes norvégiennes) :

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    Le prix des bières en Norvège (en couronnes norvégiennes) :

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    Le prix des biscuits et gâteaux apéritifs en Norvège (en couronnes norvégiennes) :

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    Global Blue : le service de remboursement de la TVA en Norvège :

    Un très bon plan à connaître lorsque vous effectuerez des achats en Norvège, c’est le remboursement de la TVA grâce au service Global Blue. Les boutiques proposant ce service affichent le logo « TAX FREE ». Le montant minimum pour bénéficier du remboursement de la TVA est de 315 NOK pour les marchandises ordinaires et 290 NOK pour les produits alimentaires.

    Une fois vos achats réalisés, faites vous délivrer un document Global Blue comme celui de la photo ci-dessous avec ticket de caisse attaché pour preuve d’achat. A votre arrivée à l’aéroport le jour de votre départ, présentez ce document au comptoir de remboursement situé en général après les douanes. Un conseil, renseignez vous bien sur la localisation exacte de ce comptoir, car il est souvent très mal indiqué !

    Pour ma part, j’ai réussi à me faire rembourser environ 35 euros (320 NOK) sur un achat de 250 euros (2351 NOK) effectué dans une boutique souvenir. Juste après le passage de la douane à l’aéroport, j’ai trouvé le comptoir de remboursement qui était situé dans une parfumerie. C’est la vendeuse de la parfumerie qui m’a pris le document et qui s’est chargée de le transmettre directement à l’organisme Global Blue situé en Roumanie si ma mémoire est bonne.

    Pour le remboursement, vous pouvez directement indiquer les numéros de votre de crédit au dos du document. Le remboursement se fera alors quelques semaines plus tard directement sur votre compte bancaire.

    Un peu compliquée comme démarche mais ça peut valoir le coup !

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  • Pêche à la mouche en lac de montagne

    Voici un nouvel article pour vous parler un peu de la pêche à la mouche en lac de montagne. Depuis ces 3 ou 4 dernières années, j’ai eu l’occasion de réaliser plusieurs belles randonnées dans le massif des Pyrénées, à travers lesquelles j’ai pu découvrir à la fois le plaisir de marcher à travers des paysages de montagne souvent grandioses, tout en pratiquant ma passion pour la pêche à la mouche sur des lacs magnifiques et souvent peu fréquentés par les pêcheurs.

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    La pêche à la mouche en lac de montagne ne peut se pratiquer correctement que si vous possédez déjà les bases de la technique du lancer propre à cette pêche. Je vous renvoie d’ailleurs en passant à mon article sur Comment bien débuter la pêche à la mouche. En effet, contrairement aux étangs, aux réservoirs et aux rivières de plaine et de basse altitude, les lacs de montagne sont des lieux préservés où règne la majeure partie de l’année une quiétude totale. Les poissons qui peuplent ces lieux sont donc habitués à une faible fréquentation voire une quasi absence de l’homme et des grands animaux. La discrétion du pêcheur, le soin du lancer et la délicatesse du posé de la mouche seront essentiels et des points à vraiment soigner, si vous souhaitez avoir au moins une chance de faire quelques beaux poissons.

    Quels types de poissons peuplent les lacs de montagne ?

    Les lacs de montagne, c’est à dire ceux situés au minimum à plus de 1500 mètres d’altitude, sont généralement gelés en surface tout l’hiver. En effet, en altitude les températures diminuent rapidement avec un gradient thermique moyen d’environ 0.6°C tous les 100 mètres. Par exemple, lorsque la température en hiver en vallée à 800 mètres est d’environ 5°C, il fait déjà 0°C 900 mètres plus haut. Ceci s’explique par le fait que la pression atmosphérique et donc la densité de l’air diminuent avec l’altitude. En effet la physique nous apprend que tout gaz qui se détend, se refroidit par la même occasion. Par ailleurs, moins il y a d’air, et moins les radiations infrarouge issues de l’absorption des rayons solaires par le sol sont piégées par l’atmosphère ce qui amplifie ce phénomène de refroidissement avec l’altitude.

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    Mais si les lacs de montagne sont souvent gelés à leur surface en hiver, cela ne signifie pas que la température en profondeur est aussi glaciale. Bien au contraire. Les propriétés chimiques de l’eau sont uniques, et tandis que la glace plus légère, flotte à la surface, l’eau liquide atteint sa masse volumique maximale (devient donc plus lourde) autour de 4°C. Ce qui signifie que même si la surface des lacs de montagne en hiver est gelée, la température en pleine profondeur est de 4°C et permet à certaines espèces de poissons de survivre pendant les mois les plus rudes.

    Les lacs de montagne ont une température qui s’échelonne toute l’année selon un degré de température. La couche supérieure est appelée épilimnion, et la couche inférieure est l’hypolimnion. Ces 2 couches sont séparées par une troisième appelée thermocline qui se traduit par un gradient brutal de température et une limitation quasi hermétique des échanges gazeux entre les 2 premières couches. Ce n’est qu’au printemps et à l’automne, lorsque la température à la surface respectivement remonte ou s’abaisse à 4°C, que les différentes couches d’eau s’homogénéisent, permettant ainsi une oxygénation des eaux profondes, indispensable à la survie des espèces et des végétaux occupant les profondeurs.

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    Les seuls poissons qui peuplent les lacs de montagne sont donc ceux qui sont capables de résister à une température minimum de 4°C en hiver. On y trouvera principalement des salmonidés, comme les truites fario, truites arc-en-ciel, ombles chevaliers, saumons de fontaines, cristivomers, mais aussi des vairons. Les salmonidés sont des animaux à sang-froid, ce qui signifie que leur métabolisme est directement conditionné par la température de l’eau. En hiver, ces poissons digèrent donc plus lentement et ont une activité réduite au minimum.

    A partir du printemps, l’eau en surface du lac se réchauffe, les poissons quittent les profondeurs et à partir de 7-8°C, leur activité augmente progressivement. A partir de 12°C à 15°C, ces poissons sont au maximum de leur forme et c’est à ce moment là que la pêche devient la meilleure.

    Puis en été, lorsque la surface de l’eau dépasse les 15°C, la température devient trop chaude, les poissons sont moins actifs et regagnent les profondeurs du lac. Ils occupent alors une zone dite de confort, dont la température est comprise entre 12°C et 15°C.

    A l’exception de quelques rares lacs dans les Pyrénées, la présence de ces poissons dans les lacs de montagne est le plus souvent liée à l’activité humaine. En effet, les poissons indigènes ne peuvent pas coloniser ces lacs car l’eau qui les alimente ne provient que de la fonte des neiges en altitude, et les chances sont trop minces pour que des oiseaux issus des plaines parviennent à venir coloniser ces espaces isolés. Il s’agit d’ailleurs d’un des rares exemples d’une colonisation de niches écologiques jusqu’alors vides qui a donné des résultats plus ou moins bons selon l’acclimatation des espèces de salmonidés introduites. Les premiers alevinages ont eu lieu dans la première moitié du XVIe siècle dans le Tyrol autrichien sous l’empereur Maximilien Premier. Des bergers ont effectué les premiers alevinages en France, à partir du XVIIIe siècle, en particulier pour palier au crétinisme, les poissons représentant pour eux une source essentielle de nourriture et d’iode. Depuis la fin des années 30, la généralisation des alevinages par hélicoptère et la mise en place de politiques de gestion piscicole ont permis de généraliser la présence de salmonidés dans les lacs de montagne pour le plus grand plaisir des randonneurs pêcheurs à la mouche. Enfin la présence des vairons quant à elle est liée notamment à la pêche au vif.

    Quelles techniques de pêche à la mouche utiliser en lac de montagne ?

    Etant données les conditions de température, la pêche à la mouche en lac de montagne n’est possible que pendant quelques mois à partir du printemps jusqu’au début de l’automne. Et comme les sources de nourriture des salmonidés sont rarement abondantes en altitude, ces derniers se déplacent beaucoup. Le pêcheur à la mouche devra étudier la configuration du lac et repérer les arrivées d’eau, le sens du vent, la présence d’arbustes ou d’éventuels arbres, les tombants (cassures entre parties profondes et moins profondes du lac), et les plages de sables et de graviers. En effet, les poissons occupent généralement les bordures sur une largeur de plusieurs dizaines de mètres dans ces zones dans laquelle se concentre la majorité de leur nourriture (larves, insectes terrestres, vairons etc…).

    La pêche en mouche sèche en lac de montagne

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    Les conditions de pêche sont souvent incertaines, et les moments les plus propices sont généralement le matin ou tard le soir. Pendant ces périodes, et parvenus à maturité, les insectes aquatiques cachés sous les pierres et dans la vase comme les éphémères et surtout les chironomes, se transforment en nymphes et remontent vers la surface pour atteindre le stade pré-adulte (subimago). Ils doivent alors franchir la difficile barrière de la surface de l’eau pour se transformer définitivement en insectes volants prêts pour la reproduction (imago). Lors de cette étape, la tension superficielle de l’eau qui dépend des conditions climatiques, agit comme une glue qui empêche ces insectes de quitter le monde aquatique. Certains resteront englués et se noieront (spents). D’autres parviendront à s’envoler, à se reproduire, puis retomberont épuisés dans l’eau (spents).

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    Quand des éclosions ont lieu, les poissons se mettent alors à gober ces insectes à tout-va, et parfois même tout près du bord. C’est alors le moment pour le pêcheur à la mouche d’utiliser une imitation de sèche ou de chironome émergent. Lors de ces périodes courtes et opportunes, les poissons peuvent sembler parfois moins exigeants, et accepter votre mouche, même si sa présentation et/ou la qualité de l’imitation ne sont pas tout à fait impeccables. On s’attachera tout de même à présenter une mouche montée sur un long bas de ligne (de 3 à 3.5 mètres) terminé par une section très fine (minimum 10 ou 12, et maximum 14). On pensera aussi à dégraisser correctement celui-ci jusqu’à l’œillet de l’hameçon sur plusieurs dizaines de centimètres à l’aide d’un chiffon propre ou en passant rapidement le fil dans sa bouche pour le nettoyer de sa salive. De cette façon, la section du bas de ligne reliée à la mouche sera quasi invisible pour le poisson. La mouche de surface devra aussi être bien sèche et ces hackles bien étoffés et légèrement graissés.

    Si le posé de la mouche sur l’eau est propre, silencieux et naturel, alors il suffira d’attendre qu’une truite ayant gobé dans les environs repère votre imitation puis l’engame. Il faut parfois attendre quelques minutes. Mais si rien ne se passe, on pourra alors effectuer quelques petites tirées brèves pour animer l’imitation et créer des sillons dans l’eau qui émettront des vibrations par lesquelles un poisson à proximité pourrait être attiré, et qui seront  susceptibles de déclencher son attaque.

    Si plusieurs refus consécutifs ont été essuyés, alors il est peut être temps de changer de mouche. En lac de montagne, j’utilise régulièrement de petites imitations de couleur naturelle (noir, olive, brun ou gris) comme des palmers en plume de cul de canard ou des sedge en poil chevreuil. Rien ne sert de monter une grosse mouche si vous ne distinguez pas bien les insectes qui sont gobés en surface. Soit parce que les insectes sont aussi petits que des moucherons, soit parce que les poissons gobent des insectes sous la surface comme des chironomes. On parle alors de marsouinage, le plus souvent repérables par un museau ou une nageoire caudale dépassant furtivement de l’eau. On montera alors une imitation de chironome émergent, dont la présence dans votre boite à mouche en différents coloris naturels sera indispensable pour la pêche en lac de montagne.

    On pourra également mixer les techniques et employer un train de mouche. Une première mouche appelée « sauteuse » sera de surface comme un sedge ou un chironome émergent. Sur la partie courbée de son hameçon on fixera une longueur supplémentaire de fil à laquelle on reliera 1 ou 2 chironomes epoxy montés en potence. Avec ce montage et selon la longueur du fil rajouté on pourra cibler différentes couches d’eau et donc maximiser les chances de toucher un poisson.

    En milieu ou fin de matinée, quand le soleil aura franchi le sommet des montagne surplombant le lac, l’air va commencer à se réchauffer, et le vent se lever. Les éclosions vont se faire plus rares, et d’autres insectes comme les terrestres (fourmis, sauterelles, coléoptères, araignées etc…) jusqu’alors encore endormis vont faire leur apparition. Comme ils sont susceptibles de tomber à l’eau, on pourra pêcher sous les arbustes et près des abords herbeux avec des imitations de terrestres. Puis progressivement des insectes volants vont faire leur entrée et la pêche en sèche pourra de nouveau être productive.

    La pêche en nymphe en lac de montagne

    Si aucune activité de surface n’est visible, on pourra alors pêcher en nymphe. On utilisera alors une soie de préférence plongeante, et un bas de ligne en pointe de 14 minimum, car les attaques avec cette technique peuvent parfois être violentes. La pêche en nymphe à vue devient intéressante si des poissons sont visibles près du bord. Les truites fario par exemple longent généralement les berges, les tombants et les cailloux immergés, à la recherche de nourriture. On s’attachera alors à présenter la mouche à une distance suffisante (1.5 ou 2 mètres minimum) devant et sur la trajectoire du poisson. En effet, une nymphe notamment à tête plombée fait suffisamment de bruit lorsqu’elle touche la surface de l’eau pour effrayer et faire fuir définitivement un poisson.

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    En pêche en nymphe à vue, la discrétion du pêcheur doit être totale, et il devra évoluer très lentement et presque comme un félin. Si la distance du poisson ne permet pas un lancer classique, il pourra présenter sa mouche avec un lancer en arbalète. L’hameçon de la nymphe sera alors saisi entre le pouce et l’index de la main gauche. La soie sera bloquée avec l’autre main qui tient la canne au niveau de la poignée, en gardant une longueur de ligne suffisante pour atteindre la zone visée. Puis en tirant sur la mouche de la main gauche, la canne sera bandée comme un arc au niveau du sillon tout en restant pointée sur la cible. Une fois armée, il suffit alors de lâcher la mouche, qui finira normalement sa course sur la zone visée. Cette technique est difficile et nécessite une bonne concentration mais génère au pêcheur une émotion intense lorsque le poisson « mord à l’hameçon ».

    Enfin, quand le poisson n’est pas visible ou que le vent à la surface de l’eau empêche une bonne visibilité du fond, on pourra continuer à pêcher en nymphe plombée, en ramenant celle-ci à l’aide d’un tricotage lent de la soie avec la main gauche. On continuera à balayer les berges, les tombants et les cailloux immergés. Un streamer de couleur blanche, olive ou noir et à tête plombée pourra aussi être essayé toujours avec une soie plongeante et/ou un très long bas de ligne en pointe de 14 minimum. Il imitera un petit vairon, qui en pêchant en profondeur, sera susceptible d’intéresser de beaux  poissons, comme les discrets ombles chevaliers, saumons de fontaine et cristivomers qui préfèrent rester à l’écart de la lumière…


  • Pêche à la mouche en Norvège : mes conseils et astuces

    Dans cet article, je souhaite partager avec vous mon expérience de la pêche à la mouche en Norvège, en vous donnant les bons conseils pour réussir votre séjour dans les meilleures conditions.

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    J’ai eu la chance de partir en Juin 2015 dans la jolie région de Valdres, et plus précisément à la périphérie des municipalités de Nord-Aurdal et de Gol. Valdres est un regroupement historique de municipalités appartenant au comté du Oppland situé au sud de la Norvège. Ce pays est en effet subdivisé en plusieurs comtés comme le représentent les 2 cartes suivantes :

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    Valdres est une région magnifique et très prisée notamment en hiver pour le ski alpin et le ski de fond mais également au printemps et en été pour  la randonnée, la pêche et le cyclisme. Les stations de ski de Hemsedal situées à l’ouest de Valdres dans le comté du Buskerud et celle de Beistolen sont très célèbres. Elles profitent des reliefs de la longue chaîne de montagnes qui s’étend tout le long de la cote ouest scandinave, plus connue sous le nom de « Alpes scandinaves« .

    Valdres est située à 3 heures au nord d’Oslo et 5 heures à l’est de Bergen. Elle recense plus de 3000 lacs et une multitude de rivières plus ou moins importantes et qui abritent une grosse population de truites et d’ombles sauvages : un véritable paradis pour les pêcheurs à la mouche ! Espérons que cela reste encore ainsi pendant de nombreuses années, car la pression de pêche y est malheureusement à certains endroits de plus en plus importante.

    Quel type de logement choisir ?

    Nous avions loué un joli chalet traditionnel Norvégien (« Hytte« ) avec un toit végétal typique (« torvtak« ) comme on en voit beaucoup sur les photos et dans les guides touristiques.

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    Nous sommes passé par l’agence anglaise Norsc Holidays, spécialisée dans les voyages en Norvège, qui a effectué pour nous toutes les démarches nécessaires auprès du site NOVASOL pour les formalités de location. Notre chalet était entièrement équipé, très confortable et cosy et disposait d’un insert dans la pièce à vivre qu’on alimentait au bois à chaque fois que nous rentrions de nos journées de pêche. Il faut savoir que les chalets sont très nombreux en Norvège, et beaucoup d’habitants ont leur propre chalet comme résidence secondaire qu’ils occupent pendant leurs weekends et leurs vacances. C’est presque une seconde religion dans ce pays. Il existe d’ailleurs un magazine norvégien appelé « Hytte Magasine » qui traite de l’art de vivre et de la décoration des chalets, c’est pour dire !

    Si votre objectif est de passer une semaine en pleine nature, que ce soit pour pêcher, randonner ou faire du ski, je vous conseille vivement ce type de location. Selon les saisons, les prix peuvent être mêmes très abordables. Pour exemple, pour un séjour de 15 jours dans notre chalet début Juin, notre location nous a coûté au total 614 livres Sterling, soit environ 800 euros. Nous avons en effet bénéficié d’une remise exceptionnelle (2 semaines pour le prix de 10 jours), due au fait que nous louions en dehors des vacances scolaires et de la période hivernale très réputée pour le ski dans cette région. Vous ne serez pas déçu si le chalet est bien aménagé et bien équipé, en effet les Norvégiens apportent beaucoup d’importance et de soin à la décoration et au confort de leur chalet, ce qui vous permettra de bien vous détendre et de vous reposer en dehors de vos journées sportives.

    Quelle est la réglementation de la pêche en Norvège ?

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    Trouver des informations sur la pêche en Norvège est un véritable parcours du combattant lorsqu’on ne maîtrise pas la langue, et qu’on ne connait personne pour nous conseiller. Heureusement, je suis passé par là ! Je vous donne ici donc mes tuyaux.

    Tout d’abord, il faut savoir que les norvégiens ont une conception de l’accès à la Nature et de la propriété bien différente de celle de la majorité des autres pays européens. A ce sujet, je vous renvoie à mon article sur le bivouac et le camping sauvage en Norvège.

    Je vous renvoie également au site de l’Agence norvégienne pour l’environnement (en anglais) pour une information détaillée sur la pêche en Norvège. Et également au site visitnorway qui résume bien les règles à respecter.

    Il faut distinguer 3 types principaux de pêche en Norvège.

    • Le premier est la pêche en mer, qui est totalement gratuite si vous ne pêchez ni le saumon, ni la truite de mer.
    • Le second est la pêche du saumon, de la truite de mer et de l’omble chevalier, en mer ou en rivière. Dans ce cas, en plus d’un permis local, il faut vous acquitter d’un permis national accessible en ligne via ce lien (site en anglais), ou directement dans les bureaux de Poste norvégiens.
    • Le troisième est la pêche en eau douce (lacs, rivières et cours d’eau) de toutes les espèces de poissons autres que le saumon, l’omble chevalier et la truite de mer. Dans ce dernier cas, celui qui m’intéresse en particulier et pour lequel j’ai voulu créer cet article, c’est un peu plus compliqué.

    Où trouver des permis pour pêcher la truite en eau douce ?

    Pour la pêche en eau douce, quelque soit le type de poisson (sauf saumon, truite de mer, omble chevalier) que l’on recherche, voici ce qui est généralement indiqué sur les sites d’information :

    « Dans les rivières et les lacs le droit de pêche appartient au propriétaire foncier. En Norvège, il y a une distinction entre les biens de l’État, des communes et la propriété privée, mais peu importe de qui est propriétaire du terrain,  vous pourrez pêcher si vous avez l’autorisation du propriétaire du terrain ou du gérant d’un parcours et si vous avez acheté votre licence de pêche. (Sur les parcours privés ou publics commercialisés, assez nombreux en Norvège, vous aurez à payer aux titulaires un droit de pêche, à la journée ou à la semaine, d’un montant très variable). »

    C’est donc un peu différent de notre unique carte de pêche inter-fédérale ou départementale française qui nous permet de pêcher presque n’importe où en France ou dans notre département et cela toute l’année pendant les périodes d’ouvertures spécifiques, et en dehors des parcours privés moins nombreux. En Norvège, vous devez payer une taxe locale. Une grande partie des permis de pêche locaux sont référencés sur le site de Inatur (en anglais). Sur ce site vous pouvez accéder aux différents permis selon la période de pêche et la région souhaitées. Donc si vous connaissez exactement l’endroit où vous allez pêcher, il peut être intéressant d’acheter le permis concerné en ligne pour ne pas avoir à aller le récupérer une fois sur place. Vous éviterez ainsi de perdre du temps, en particulier si vous arrivez un weekend quand les magasins délivrant des permis seront fermés.

    Par contre, si vous ne connaissez pas encore exactement l’endroit où vous pêcherez, où bien si vous souhaitez tout simplement attendre d’être sur place pour repérer les lieux et les coins de pêche, il peut être alors très intéressant d’attendre d’être arrivé à destination. Vous pourrez alors facilement acheter votre permis dans le magasin de sport, où le camping le plus proche de la rivière ou du lac que vous aurez repéré. Beaucoup de commerces délivrent des permis locaux, il suffit alors de se renseigner sur place, à condition bien sur de parler un minimum anglais, ou d’avoir quelques notions de norvégien. Dans le cas contraire, je vous conseille de vous rendre dans l’office de tourisme le proche qui sera sans nul doute de très bon conseil.

    Je vous avoue, qu’en 2015, lorsque j’ai préparé à l’avance mon voyage en Norvège, j’ai perdu beaucoup de temps à chercher les informations sur les permis de pêche. Rien n’était clair, et souvent les sites internet étaient en norvégien et me perdaient un peu plus.

    Au final, nous avons attendu d’être sur place, nous avons repéré rapidement les lieux, et avons acheté nos permis dans les campings à proximité de nos coins de pêche. Selon les endroits, les permis peuvent être souvent très abordables (environ 15 ou 20 euros la journée), et peuvent être achetés à la journée, pour 3 jours ou bien une semaine, vous permettant ainsi d’économiser un peu plus selon la durée choisie.

    Enfin, pour ce qui est du nombre de prises journalières autorisées, cela dépend également du lieu de pêche et du permis local. L’idéal est de poser la question au moment de prendre votre licence. Quoiqu’il en soit, je vous conseille vivement de pratiquer le No-Kill et donc de relâcher vos prises le plus souvent possible. Les truites sauvages abondent en Norvège, mais ne seront probablement pas éternelles si tous les nouveaux pêcheurs prélèvent l’intégralité de leurs prises inopinément et sans raison à chacune de leurs sorties.

    Voilà pour mes conseils, j’espère qu’ils vous auront été d’une aide précieuse pour la préparation de votre séjour de pêche en Norvège.

    Bonne pêche et profitez bien !


  • Pêche à la mouche : quelques conseils pour bien débuter

    Ça y est, vous venez de vous décider, et vous allez vous mettre à la pêche à la mouche ! Félicitations, je ne peux que vous encourager dans ce sens, car cette pêche est certes un peu plus difficile que les autres au début , mais tellement plus passionnante que vous ne le regretterez jamais ; à condition bien sur de partir sur de bonnes bases dès le début !

    FlyFishing_technique

    La pêche à la mouche, c’est quoi exactement ?

    Pourquoi pêche « à la mouche » , et en quoi se distingue t-elle des autres pêches ? Les origines de cette technique remonte certainement à plusieurs centaines d’années, si ce n’est pas plusieurs milliers, d’ailleurs je n’ai pas la moindre idée de la réponse, car je n’ai jamais pris le temps de me pencher sérieusement sur la question. Et comme certainement beaucoup de passionnés, d’experts et de professionnels en la matière ont dû déjà étudier le sujet, cela pourra éventuellement faire l’objet d’un prochain article 🙂

    Ce que je peux vous dire, et ce pour lequel je suis pratiquement certain, c’est que cette pêche n’est pas apparue dans sa forme actuelle comme ça du jour au lendemain. Elle est le fruit dans l’histoire, de la part des pêcheurs, d‘une longue et minutieuse optimisation d’une technique de pêche ancestrale obtenue à partir d’une observation accrue des milieux aquatiques, et du comportement des poissons et des insectes qui y vivent. Cette pêche ancestrale peut s’apparenter à des pêches très connues comme celles dites aux « insectes naturels » et « à la surprise » qui consistent toutes les deux à présenter un insecte vivant (appelé « esche« ),  comme une mouche, une sauterelle ou une larve, « eschée » sur un hameçon dit « fin de fer » en N°6 ou 8 au bout d’une ligne de nylon suffisamment résistant ( 22/100 de mm minimum) directement fixée à une canne de longueur comprise entre 3 et 5 mètres. A l’origine ces cannes étaient fabriquées à partir de roseau ou de bambou, et ont étaient remplacées progressivement par la fibre de verre et la fibre de carbone, beaucoup plus résistantes et dynamiques. Le but des ces pêches ancestrales est de capturer des poissons dit « gobeurs » comme par exemple des Ablettes, des Chevesnes, des Vandoises ou des Truites, ces 3 derniers poissons étant réputés pour être extrêmement méfiants ! D’où l’importante de présenter l’insecte le plus naturellement possible au poisson, et à une distance à partir de laquelle ce dernier n’est plus en mesure de distinguer le pêcheur qui est au bout de la canne.

    L’idée était, et est toujours, pour le pêcheur à pied de pouvoir atteindre des postes inaccessibles et situés à des distances de plus en plus lointaines. Le problème c’est qu’en utilisant une simple canne et un nylon attaché à son sillon ou stocké dans un moulinet et coulissant dans les anneaux, il devient difficile à partir d’une certaine distance de présenter correctement l’insecte, sans que celui-ci ne soit arraché de l’hameçon au moment du lancer, et surtout (surtout !) que le poser de l’insecte sur l’eau ne soit plus suffisamment naturel et fasse définitivement fuir ou renoncer le poisson de gober par simple méfiance.

    Vous commencez maintenant à comprendre d’où est venue l’idée de la pêche à la mouche ? Tout simplement du besoin pour le pêcheur d’être capable d’atteindre des postes de pêche inaccessibles pour lui qui se déplace à pied, d’utiliser des leurres artificiels plus résistants et durables que des insectes naturels qu’il faut remplacer régulièrement, et surtout d’assurer un poser de ce leurre le plus naturel qui soit sur la surface de l’eau.

    Et c’est de l’observation des hommes « charretiers » de l’époque, qui étaient capables de toucher précisément de la mèche de leur fouet leurs chevaux placés à plusieurs dizaines de mètres devant eux, que les pêcheurs ont eu l’idée d’adopter la même technique afin de propulser une mouche artificielle de quelques décigrammes à de très longues distances. Pour ce faire, ils ont observé que la corde du fouet des charretiers était en forme de « queue de rat« , à savoir plus grosse près du manche qu’à la pointe, près de la mèche. Ces pêcheurs ont donc modifié leur ligne de nylon pour que cette propriété soit respectée, et on compris que la partie la plus renflée de ce nylon près de la canne aiderait à propulser précisément la partie la plus fine fixée à la mouche artificielle, au prix de moindres efforts.

    Bien comprendre la base du mouvement dès le début

    Les bases des mouvements de la pêche à la mouche sont assez simples en réalité, à condition de bien les avoir intégrés au tout début et de les conserver sur la durée pour éviter les mauvaises habitudes qui ont fâcheusement tendance à s’installer rapidement ! Car comme je l’ai dit juste avant, l’intérêt de la pêche à la mouche c’est de propulser une mouche artificielle de quelques décigrammes sur une longue distance devant soit, en se fatiguant le moins possible ! Et se fatiguer le moins possible, c’est aussi faire le moins de mouvements du bras qui tient la canne à mouche, ainsi que du reste du corps. En fait, le fameux « fouetté » de cette pêche tient essentiellement dans un mouvement contrôlé du poignet de la main qui tient la poignée de la canne, et de l’avant bras de cette main.

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    La base du mouvement est celui d’un fouetté de la canne d’avant en arrière du pêcheur qui se tient debout, et selon une amplitude maximum d’environ 60 à 90° (60° devant, 30° arrière). On lit souvent dans la littérature expliquant cette technique de pêche, que d’une façon imagée, le pêcheur représente l’axe du midi sur une horloge, et que la canne est une aiguille qui doit battre en cadence entre 10H devant le pêcheur et 13H maximum derrière lui. L’objectif est d’utiliser la flexion de la canne à mouche pour propulser une longueur de soie de plus en plus importante d’avant en arrière. Et pour ce faire, il est impératif qu’avant chaque nouveau mouvement (d’avant en arrière, ou d’arrière en avant) la longueur de soie entre la mouche et le sillon se soit complémentent tendue, pour éviter le claquement dans l’air de la mouche. C’est à ce moment précis que le mouvement de retour doit être exécuté.

    Pour réaliser ce mouvement du mieux qui soit et en se fatiguant le moins possible, il faut que :

    • Votre poignée sert fermement mais sans crispation la poignée de liège de la canne. Le pouce est posé à plat sur le liège longitudinalement à la canne
    • Votre bras (biceps) est collé à votre buste et ne doit plus en bouger, définitivement !
    • Votre avant bras doit former un « V » avec votre bras.
    • Seul le poignet exerce le geste sur le canne d’avant en arrière, d’un mouvement sec et rythmé (Zip… Ziip, Zip…Zip, Zip..Zip)
    • Chaque nouveau mouvement (d’avant en arrière, ou d’arrière en avant) s’effectue une fois que la soie est bien tendue dans l’air.
    • L’autre main, dévide la soie du moulinet et donne du mou à celle-ci à chaque nouveau mouvement vers l’avant, pour augmenter sa longueur en l’air.
    • La même main tire légèrement sur la soie en écartement le bras du corps à chaque nouveau mouvement vers l’arrière afin de tendre plus facilement la soie et lui permettre de revenir plus rapidement vers l’avant.

    Une fois que la longueur de soie dépliée en l’air entre le sillon et la mouche est suffisante pour atteindre le poste à viser, il faut alors exercer d’un coup sec et énergique le dernier mouvement d’arrière vers l’avant, en abaissant la canne quasiment à l’horizontale, et en accompagnant la canne avec l’avant bras de façon à ce que la soie touche en premier lieu la surface de l’eau, pour garantir un poser délicat du bas de ligne, de la pointe et enfin de la mouche sur le poste à viser. De cette façon, la mouche artificielle se posera le plus naturellement qui soit et vous aurez ainsi appliqué quasiment 90% de ce qu’il faut savoir pour réussir à attraper un poisson avec une canne à mouche, et un appât artificiel.

    Bravo ! Si vous avez réussi à digérer toutes ces étapes, il ne vous reste plus qu’à vous entraîner plusieurs heures dans un champ dépourvu d’arbres et de haies, en remplaçant votre mouche artificielle par un morceau de coton fixé par un simple petit nœud. Essayez alors de viser une zone située à quelques dizaines de mètres devant vous, et de poser le morceau de coton sur cette zone,  en appliquant les gestes que je vous ai expliqués plus haut.

    Encore un dernier conseil : bien que je pense que l’on peut devenir autodidacte dans la technique de la pêche à la mouche, je ne peux que vous conseiller quand même de prendre au moins quelques cours avec un professionnel, ou une main experte comme un pêcheur à la mouche expérimenté, qui saura vous guider et vous corriger rapidement avant que les mauvaises habitudes s’installent !!

    Bon entrainement et bonne pêche !

     


  • Bivouac et camping sauvage en Norvège : quelles sont les règles ?

    wildcampNorway

    Vous souhaitez visiter la Norvège mais votre budget ne vous permet pas de dormir à l’hôtel tous les soirs ? Vous souhaitez découvrir ce magnifique pays autrement, en dehors des circuits touristiques ? Ou vous avez envie tout simplement d’aventure ou soif de liberté et de grands espaces ? Alors sans doute que cet article est fait pour vous.

    En effet, le coût de la vie en Norvège est bien plus élevé qu’en France, et le choix du logement est souvent un critère important dans le budget du voyage. Alors si le camping ne vous fait pas peur, sachez que le bivouac et le camping sauvage en Norvège est presque un sport national.

    En effet, au cours de mes voyages il n’a jamais été aussi facile de planter ma toile de tente en pleine nature : les règles dans ce pays sont simples, à condition bien sûr de respecter quelques principes de base.

    Une conception de la nature bien nordique

    Que ce soit en Norvège, en Finlande ou en Suède, le droit de quiconque de profiter de la nature et de ses richesses (appelée « Allemannsretten » en Norvégien) reste bien une spécificité des pays nordiques. Et bien que ce droit et cette conception remontent à d’anciennes lois et coutumes médiévales, et du fait que les peuples nordiques ont toujours été très proches de leur nature, que celle-ci est omniprésente avec des espaces vierges et souvent très peu peuplés voire inoccupés, ce n’est qu’à partir de 1957 que ces droits ancestraux en été transcrits en Norvège dans un texte de loi unique nommé « Friluftsloven ».

    Les règles sont simples, toute personne a le droit de planter sa tente n’importe où que ce soit en montagne, en forêt ou dans la campagne, à condition de rester à plus de 150 mètres de toute habitation. Et contrairement à une grande majorité des autres pays européens, cela est même possible dans les parcs nationaux.

    On distingue alors deux types de territoire en Norvège, pour lesquels cette loi s’applique différemment. Le premier constitue l’Innmark (c’est à dire un pâturage ou un terrain cultivé), dans lequel l’installation de votre campement ne peut se faire qu’avec le consentement du propriétaire du terrain, et à l’unique condition de ne pas l’importuner. Le second est le « Utmark« , que la loi définit comme un terrain non cultivé et non considéré comme Innmark, et dans lequel vous êtes entièrement libre de poser votre campement où et comment bon vous semble, à la seule condition de ne pas détériorer la nature, de ne pas abattre des arbres et de ne pas déranger les animaux et la faune qui y vivent.

    Des règles de base à respecter

    Il me semble que les règles qui suivent devraient être évidentes pour tout un chacun, mais il est important quand même de les rappeler. Elles sont valables en Norvège, et tout aussi bien dans n’importe quel endroit où le camping sauvage est autorisé ou du moins toléré :

    • Vous devez repartir en laissant le lieu de votre campement tel que vous l’avez trouvé en arrivant. Ce qui impose de ramasser tous les détritus que vous auriez pu laisser tomber et occasionner durant votre installation. En ce qui me concerne, c’est un point que je ne prends vraiment pas à la légère quitte même à revérifier deux fois le même endroit avant de définitivement quitter les lieux.
    • Si vous avez eu la joie de faire un feu de camp, vous avez certainement ramassé du bois mort (et non bien sur cassé ou coupé des espèces vivantes), fait un cercle de pierres pour protéger votre foyer du vent, et constitué un petit tas de réserve de bois pour la soirée. Au moment de quitter votre campement, pensez à bien éteindre les cendres restantes (pour éviter ainsi tout incendie), à éparpiller les pierres de votre foyer, puis à disperser le reste de votre réserve de bois non utilisée.
    • Enfin, qui dit camping sauvage, dit aussi petits et gros besoins dans la nature. Sur ce point, chacun est bien entendu libre de faire comme il l’entend. Par contre, essayez dans la mesure du possible de ne pas laisser vos éventuels papiers et mouchoirs usagés à même le sol et de les placer dans un sac poubelle, la nature vous en remerciera, et les prochains campeurs ou promeneurs aussi par la même occasion…

    Quelles sont les règles supplémentaires à connaitre ?

    En plus de celles-ci citées plus haut, voici quelques mesures supplémentaires à connaître  :

    • Si vous décidez de rester plus d’une nuit au même endroit, alors vous devez demander l’autorisation au propriétaire du terrain.
    • Vous n’êtes pas autorisé à faire de feu à proximité d’une forêt ou d’un espace boisé entre le 15 Avril et le 15 Septembre.
    • Vous pouvez ramasser des champignons, des baies sauvages, des fleurs etc…, à l’exception des espèces sauvages protégées.
    • Vous pouvez pêcher du poisson en bord de mer sans permis de pêche particulier, à condition que ce soit pour votre propre consommation.
    • Si vous souhaitez pêcher en lac ou en rivière, je vous renvoie à mon article sur la Pêche à la mouche en Norvège.
    • Vous pouvez vous baigner comme bon vous semble à condition d’être à plus de 150 mètres d’une habitation.

    Et voilà c’est tout ! C’est en tout cas le minimum à savoir pour pouvoir pratiquer le camping sauvage et le bivouac en Norvège en toute tranquillité !

    Croyez moi, la Norvège est magnifique, et découvrir ce pays de cette façon est une expérience inoubliable.

    Pour aller plus loin, vous pouvez consulter mon article sur le coût de la vie en Norvège .


  • Des vêtements chauds et légers pour la randonnée et la pêche à la mouche

    Que vous souhaitiez faire une randonnée ou une sortie à la pêche à la mouche itinérante, il est important de sortir choisir des vêtements chauds, car même si le temps est au beau fixe au moment du départ, vous n’êtes pas à l’abris que la météo se gâte, et que votre journée se transforme rapidement en cauchemar.

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    Le temps en montagne notamment peut très vite changer et les températures rapidement chuter à mesure que vous montez en altitude. Et même si le vent est absent et le soleil au beau fixe pendant les premiers mètres, rien de prédit que vous n’allez pas vous retrouver dans la brume, la pluie ou face à un vent beaucoup plus frais quelques centaines de mètres plus haut de votre ascension. 

    Par ailleurs, au début de l’effort, lorsque l’on commence à marcher et que notre corps doit se mettre en activité rapidement après une longue phase de repos (le temps du transport en voiture jusqu’au point de départ), ce dernier se met à produire beaucoup de chaleur, et on est souvent tenté de se découvrir rapidement au bout d’une dizaine de minutes à peine.

    Combien de fois, il m’est arrivé de rejoindre le départ du circuit d’une randonnée en voiture, de couper le moteur, de sortir de la voiture habillé d’un simple tee-shirt, de m’exclamer : « Houla mais ça pèle ici en fait !! », pour rapidement enfiler un lycra, un tee-shirt, une polaire puis une veste de pluie, d’entamer le début du parcours pour finalement être obligé de faire une pause à peine quelques minutes après le départ pour me découvrir un peu car j’avais déjà trop chaud. Rien de tel pour attraper un bon rhume quelques mètres plus haut dès que les températures auront diminué et que votre température corporelle ne permettra plus de compenser la différence avec la température extérieure.

    Lors d’une sortie pêche à la mouche itinérante, même combat, on est souvent tenté, et moi le premier, quand il fait bon de ne pas s’habiller trop chaudement au moment de quitter sa voiture. Mais c’est sans compter sur les éléments de la nature, vous allez rapidement vous apercevoir que vous auriez peut être dû quand même mettre une épaisseur supplémentaire, quitte à l’enlever plus tard et la ranger dans votre sac à dos dans le courant de la journée. Car, imaginez vous un instant…vous venez d’atteindre un joli poste de pêche où les truites gobent dans tous les sens. L’endroit vous appartient car aucun autre pêcheur n’est à votre proximité pour vous déranger dans cet instant d’euphorie pendant lequel la seule chose que vous ayez en tête est le poser de votre mouche sur l’eau et l’attente qu’un poisson se jette dessus. Croyez moi, que vous soyez ou non rentré dans l’eau, vous n’avez certainement pas envie que le froid vienne s’en mêler et de devoir retourner à votre voiture pour vous couvrir d’un vêtement plus chaud. Dans le meilleur des cas, votre voiture n’est pas loin, et vous n’aurez aucun mal à revenir sur le poste rapidement, mais il y a quand même de fortes chances pour que vous ayez manqué le « quart d’heure de folie » des truites qui s’alimentaient à l’instant où vous êtes arrivé sur le lieu de pêche la première fois.

    Quels types de vêtements faut-il choisir ?

    Des progrès immenses ont été faits dans dans le domaine de l’équipement du randonneur depuis quelques années. Il est aujourd’hui possible de trouver des tee shirts à moindre coût en matériau synthétique de type polyester offrant une respirabilité et une rapidité de séchage à toute épreuve, ce qui évite de se retrouver à l’arrivée avec un tee shirt en coton par exemple trempé de sueur, vous obligeant ainsi à devoir en changer ou à risquer de prendre froid une fois vos efforts terminés. Pour ma part, j’utilise maintenant exclusivement ce type de vêtement lorsque je pars en randonnée. En général, j’en prends 2 avec moi, un pour la montée, et un second pour la nuit et la descente du lendemain si je reste bivouaquer la soir. En effet, même si vous avez énormément transpiré pendant votre ascension, le tissu ne capte quasiment pas les odeurs et une fois sec, c’est comme si vous n’aviez jamais fait aucun effort. Bien pratique, quand le poids de votre sac à dos est un élément critique, d’autant que le matériau qui compose ces vêtements  est souvent bien plus léger que le coton.

    De plus, le fait que le tissu sèche rapidement, vous apporte également une sensation de chaleur plus importante qu’avec un vêtement en coton, ainsi pour la montée, vous pouvez mettre un tee shirt de ce type et par dessus une veste imperméable, et il y a de fortes chances que cela vous suffise amplement à rester au chaud tout en évacuant efficacement votre sueur.

    En ce qui concerne vos jambes, tout dépend si vous êtes plutôt frileux ou non. En été, beaucoup de randonneurs opteront pour le short pour la montée, afin de rester à l’aise, tandis que d’autres choisiront un pantalon léger. Pour ma part, je porte uniquement des pantalons de randonnée en matériau polyamide et élasthanne qui offre une grande qualité de confort et de mouvement. Ils sont très légers et offrent aussi une bonne respirabilité et un séchage rapide. L’élasthanne est à l’origine de l’effet « stretch » de ce type de vêtement, ce qui procure une liberté de mouvement vraiment exceptionnelle, en particulier quand l’ascension de votre parcours se résume presque à de l’escalade. De plus, certains de ces pantalons peuvent se transformer rapidement en short, grâce à un système de « zip » au niveau des genoux. Enfin, le fait que le matériau qui les compose capte très peu l’humidité vous permet de rester au chaud à l’arrivée et même de pouvoir le porter sur vous toute la soirée au coin de votre feu de camp si vous bivouaquez.

    veste_polaire

    Pour rester au chaud pendant la montée et même à votre arrivée quand les températures au sommet de votre randonnée sont bien fraîches, je ne peux que vous conseiller d’opter pour une veste dans un matériau de type polaire. Pour moi, il n’y a pas d’équivalent par rapport à la laine et au coton. Ils sont légers et offrent une excellente qualité de chaleur et de confort. Dans ce domaine, des progrès sont faits tous les jours et certains matériaux ont même leur propre marque brevetée, mais il est maintenant facile de trouver des vestes en polaire très abordables constituées principalement de polyester et d’une part plus faible d’élasthanne, le premier apportant chaleur et le second liberté de mouvement. D’autres sont associés à de la fibre de bambou qui apporte de la douceur et de la respirabilité au naturel pendant l’effort. Enfin, d’autres gammes souvent plus chères, sont fabriquées à partir de polyamide associée à de élasthanne et du Gore-Tex. Ce dernier apporte comme pour le bambou une très bonne respirabilité, tout en assurant une imperméabilité et une grande résistance au produit final.

    Enfin, si votre objectif est de rester le soir bivouaquer au sommet de votre randonnée, ce qui pour moi est le Graal soit dit en passant, je vous conseille de prendre dans votre sac à dos des sous vêtements de type collants de ski pour le buste et les jambes. Il s’agit de vêtements très légers qui collent intégralement au corps grâce à leur propriété « stretch ». Une fois de plus, les matériaux en jeu sont le polyester, la polyamide et l’élasthanne. Certains beaucoup plus chauds mais sensiblement plus lourds, sont associés à de la laine qui les rend davantage confortables.

    Vous l’aurez compris, que ce ce soit pour la randonnée ou la pêche à la mouche itinérante, où le poids du matériel et du sac à dos est un critère prépondérant, l’intérêt de porter des vêtements à la fois chauds, légers, ultra respirants, confortables et surtout réutilisables une fois les efforts terminés, est essentiel.

    Aujourd’hui les vêtements de corps pour la randonnée sont devenus très abordables pour quiconque souhaite débuter. Ils nécessitent un investissement de départ de l’ordre d’une centaine d’euros pour être habillé intégralement (sans compter les chaussures). Ils sont aussi bien utilisables pour la randonnée que pour la pêche à la mouche itinérante, où la marche et la liberté de mouvement du corps doivent aller de pair. Il est donc important de choisir des vêtements efficaces, car de ce choix découle le plaisir que vous procurera votre journée de randonnée ou de pêche à la mouche, même si aucun poisson ne vous aura fait l’honneur de gober votre mouche ! Vous aurez au moins pu profiter de la nature, des paysages, prendre des photos sans vous soucier un seul instant du froid et du vent qui sans quoi auraient pu vous gâcher cette magnifique journée…